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dimanche 23 décembre 2012

Scène slam du 15/12/2012 - Aurélie

Les enfants soldats


Maman les petits bateaux,
Mais qu'est ce qu'ils leur en reste,
Ils vivent d'armes et de couteaux,
Et tous les jours se blessent,
L'odeur de la mort,
La peur à chaque pas,
Devoir voir tous ces corps,
Et serrer contre sois son bazooka,
Voilà la vie des enfants soldats,

Un coeur de feu,
Un corps affamé,
Continue t-ils a prier dieu,
Avec un tel sort réservé,

Chéri,qu'est ce que tu veux faire plus tard,
Moi,maman,je veux être vivant

Maman les petits bobos,
J'ai servi de bouclier,
Les grands pour se protéger,
M'ont mis en première lignée,
Mais ne t'inquiète pas,
J'ai fermé les yeux,
Lorsque son canon,
S'est posé sur mon front

Ils vivent au quotidient,
Ce qu'on ne connait pas,
Ils survivent avec un rien,
Mais ne se plaignent pas,

Ferme les yeux un moment,
Et avant de juger la vie,
Réfléchi un instant,

La machette à la main,
Il s'apprète a tuer ce qu'hier était un copain, 
Tout ça pour une guerre de religion,
De territoire ou de simple domination,

Maman les petits dodos,
Ne t'inquiète pas je vais bien,
De là haut je les soutient,
Ne pleure pas,
Ce n' est pas toi,
J'ai pris ça pour un jeux,
Maintenant je vais mieux,

Voilà en quelques vers,
La misère,
Des enfants soldats.

jeudi 20 décembre 2012

Scène slam du 15/12/2012 - Poète Diplomate

Quand ma raison rattrape mon coeur

J'aimerais que tu puisses descendre du ciel, pour me prendre dans tes bras,
Car ces barreaux de prison m'ont juste permis de te serrer la main,
A l'époque je n'étais qu'une gosse, qui ne comprenait pas pourquoi,
Cet homme à l'air étrangement confiant cherchait à me parler en vain,

Aujourd'hui je regrette tellement fort, de ces mots, de m'être contentée,
Ces quelques mots échangés avec peu d'efforts de ma part,
Tu ne sais pas à quel point j'ai mal, quand je repense à ton doux regard,
J'regrette d'avoir été si inconsciente du mal que j'ai pu causer,

J'aimerais pouvoir te parler, ne serait-ce que par la pensée,
En ayant la certitude, non pas que tu m'écoutes, mais me comprenne.
Qui aurait cru que je souffrirais de la perte d'un homme que je ne connais pas?
Je suis certaine que vivant tu m'aurais été de bon conseil...

J'aimerais que tu puisses descendre du ciel, pour me prendre dans tes bras,
Car ces barreaux de prison m'ont juste permis de te serrer la main,
A l'époque je n'étais qu'une gosse, qui ne comprenait pas pourquoi,
Cet homme à l'air étrangement confiant cherchait à me parler en vain,

Je n'étais pas aussi triste à l'annonce de ton décès,
Pourquoi l'aurais-je été? Je n'ai même pas eu le temps de te connaitre.
Et pourquoi le suis-je maintenant? Sans doute la maturité,
Et le fait qu'autrefois, je n'ai pas eu le temps de te connaitre.

Ca me parait drôle de ressentir cela, mais j'ai tellement besoin de toi,
Besoin ne serait-ce que de te parler, de créer un lien avec toi,
Un lien fort, que certains ont eu la chance d'avoir, et que moi je ne connais pas...

Ta présence m'aurait-elle changée? Elle m'aurait sans doute aider
Aurais-tu été fier de moi? Tu m'aurais sans doute aimée.
Je ne sais pas pourquoi je souffre d'un amour que Dieu,
Ne m'a pas donné l'occasion ou le temps de semer,
Mais je sais que je ne t'ai vu qu'une fois, que je t'ai aussitôt perdu,
Et que ce n'est que des années plus tard, que je souhaite apprendre à t'aimer.

J'aimerai que tu puisse descendre du ciel, pour me prendre dans tes bras,
J'aimerais que tu puisses descendre du ciel, pour me prendre dans tes bras,
Car ces barreaux de prison m'ont juste permis de te serrer la main,
A l'époque je n'étais qu'une gosse, qui ne comprenait pas pourquoi,
Cet homme à l'air étrangement confiant cherchait à me parler en vain...


mercredi 19 décembre 2012

Scène slam du 15/12/2012 - Poète Diplomate

J'étais une mer, chaude, calme et accueillante. 

J'étais une mer, chaude, calme et accueillante. 

Je ne souhaite que toucher, tendrement, les corps et les âmes...
Mais les corps m'ont blessée, alors je suis devenu de glace,
Au fur et à mesure que les coups physiques se portaient,
Et les âmes, me trouvant froide, n'ont pas cherché à m'adoucir,
Mais m'ont jeté des pierres morales pour tester ma dureté,
Le choc des pierres sur la glace provoquant des cassures...
Qu'on ne s'étonne pas. Certains morceaux font mal, une fois qu'on souhaite les ramasser.

J'en ai assez de, sans cesse, devoir guérir tous ces maux,
Alors je préfère me cacher pour fuir les mauvais mots.

Je suis une mer, chaude, calme et accueillante,
Qui se cache sous une couche de glace.
Et, un beau jour, je ne fonderai plus.
Un beau jour, je ne vous toucherai plus.

Scène slam du 15/12/2012 - Tanguy R. Bitariho

Ramdam dans les collines.


Quand les oreilles bourdonnent ;
Ça cogne dans la poitrine ;
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines ;
De faire tant de ramdams ;
Par delà les collines ;
Dans le champ des montagnes ;
Des roses teintées d’épines ;
Pour tâter du Tam-Tam.
Mais le drame fait sa part belle ;
En amont, en aval ;
Les beaux mots, les scandales ;
On les scande à la pelle.
Les baumes ont à l’oral ;
Un effet surréel ;
De la langue aux surrénales ;
Parfois tant radical ;
Qu’une seule goutte de leur fiel ;
Fait parfois bien plus mal ;
Qu’un coup de couteau dans l’aile.
Souvent c’est le choc ;
Ça fait Bim et Bam !
C’est un coup d’estoque ;
Stocké dans le poitrail.
Les rails se disloquent ;
Dans les voix du mental.
La lame se dégaine ;
La haine se répand ;
Les blâmes s’enchaînent ;
Et les chaînes sont en sang ;
Quand d’une colline à l’autre ;
Se forme les rangs.
Nulle place pour les neutres ;
Au diable l’errant ;
Malheur à tous les pleutres ;
Qui voudraient faire sans.
Car les oreilles bourdonnent ;
Ça cogne dans la poitrine ;
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines.
Mais les armes font tatata ;
Et de la lame ont fait tâter.
Sauvez tonton et tata ;
Où ils périront sans douter.
Sachez messieurs, mesdames ;
Toute personne se dégomme.
Du petit là-bas qui dame ;
À la vieille matrone ;
L’ennemie n’est que quidam ;
Et la machette un métronome ;
Car le but de ce drame ;
Établir l’être aux normes.
Voilà c’est ça les gammes ;
Des gamins en uniformes ;
Voulant tout et tout de suite ;
Qui pensent Hutus et Tutsis ;
Comme n’étant pas les mêmes Hommes.
Alors adieu Karyenda ;
Adieu les Intambo ;
Ku’nduru y’ingoma ;
Batoye amasaso.
Umwami ntakiri ;
Abanyagihugu ;
Bamwe bararira;
Abapfuye ibito ;
Bakishinga ingwano.
Mais les oreilles bourdonnent ;
Cognent dans la poitrine.
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines.
À force de tatanes ;
Et de tonnes de larmes ;
Qui furent misent en sourdine ;
Même le son du Tam-Tam ;
Passant presque pour crime ;
Les cris étant son phare ;
À la vue d’un tambour ;
Parure en étendard ;
Il a pris le temps pour ;
Faire de ses mains tant d’art ;
Que dans les milles collines ;
Par delà les étoiles ;
Ce putain de riddim;
Rédime haine viscérale ;
Car ce râle c’est une hymne.
Le sectarisme est carcéral ;
En parler inutile ;
Autant donc faire un ramdam ;
Et vibrer sur le son des Tam-Tam.

vendredi 26 octobre 2012

Scène slam du 11 octobre 2012 - Furby Knight Fever

La légende de Slamos

Dans ce vieux grimoire … Chaque art a sa légende Au tome « SLAM » …
Le premier slammeur qui ait commencé à retranscrire
Des textes pleins d’observations et d’avertissements sur la vie environnante
Explorant les mystères interdits par les grands de ce monde
Une plume dans la main …
Avec des verbes amoureux
Son style a changé … Textes noirs … Véridiques et irrévérencieux
Textes muselés pour la populace à devenir
Que choisir ? … Devenir Mouton ou continuer à écrire ?
Sortir de son âme … Les mots qui font tiquer
Il lancerait toute une race d’écrivains avides de vérités
Mais des colères …
Contre lui Vivre de ses textes … Sentir … Etre reconnus en manuscrit
Le poète compris … Là … Son rôle dans le monde
Quel bonheur … De parler pour les plus petits de ce monde
Souviens t’en bien… Partage ce récit
Voici la légende …
La Légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS

Tellement découvert … Percés tant de mystères … Ignorés jusqu’ici
Ignoré tous les avis des vieux érudits
Un être unique doué de sensibles interprétations
En transcrivant sa vie … Avec émoi et passion
Toujours en écrit … Partages et découvertes
Tout être influencé par lui … Une nouvelle page sur son manuscrit …
Eternel Exponentiel à outrance … A foison … La fête
Cette tribu grossissant tellement … Qu’elle foutait aux « Grands » … Les pépètes
Plus de mystères … Tout le monde était au courant
Son roman de la vie … Devenu … Bible
Vision Souviens t’en bien… Partage ce récit Voici la légende …
La Légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS

Le jour de ses funérailles, son roman … Avec Lui … Disparût
 Le jour tant craint par … Apeurés … Les dirigeants de ce monde
Son manuscrit est devenu un martyr
Voici ce que mes recherches … Sur son existence … M’ont appris dans ma vie
J’ai même découvert un tas d’autres romans
Il avait crée de fidèles apôtres qui ont continué son œuvre
Le roman de sa vie … Il est … Au fond de toi
Manuscrits de poètes … Musiciens … Et autres artistes créant
Les grands de ce monde n’ont pas étouffé notre architecture
Tout être a en lui …
Cette grammaticale conjoncture Souviens t’en bien…
Partage ce récit
Voici la légende …
La Légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS
La légende de SLAMOS

lundi 13 février 2012

Scène slam du 26/01/12 - André et Bobo

Le combat sans fin

Was mit gross am leben
Ce qui m’est important dans la vie
Liegt, ist der krieg der niemand besiegt.
C’est ce combat que personne ne gagnera.
Überall auf dieser welt, bekämpft
Partout dans le monde on se guerroye.
Man sich, Nur für geld.
Et ce que pour le pouvoir, l’argent ingrat
Ob im Osten, Westen, Norden, Süden
Ni dans l’Est, Ouest, Nord et sud
Niemand wierd das leid beseigen.
Personne ne vaincra la souffrance dans le monde.

Wenn wir schauen im regenwald
Si on regarde les forêts tropicales
Sieht man auch die ecologische gewalt.
On voit la déchéance écologique.
Unsere athmosphäre geht bergab
Notre atmosphère … Nous la détruisons.
Und eines tages haben wir es geschafft.
Et un jour nous verrons une fin assez dramatique.

In den länder, was man sieht, ist bestimmt nicht die lösung, der kalte krieg.

Tous les jours, les pays se livrent la guerre froide,
Immer wieder noch mehr geld
Tout ce papier qui veut être de la valeur …
Hilft das wirklich dieser welt ?
Va-t-il vraiment nous sauver de cette noyade ?
Selbtst das Klima spielt verrückt, das ist das ergebnis
Nous avons besoin de peu, mais nous ne l’avons pas.

Was uns gibt die welt zurück. Was wir sehen ?
Que de grandes paroles, et tout cet argent … Où il va ?
Immer das leid, gibt ein fach zurück die Menschlichkeit
Cela ne nous mènera pas au but … Que faire ?
Das ist wenigstens mit wenig geld verbunden und heilt die grossen wunden.
Arrêtez vos guerres stupides et faites le nécessaire …
Nur mit worten kann niemand siegen
Vous ne vaincrez pas l’humanité avec votre fric pourri ;
Hör ein fach auf Sich zu bekriegen.
Donnez ce que nous avons besoin …
Menschlichkeit ist die gewalt
Die manricht bezahlt mit geld
Et tout le monde sera guéri
Gibt einfach was man zum leben braucht, so geht die welt wieder bergauf.
Si personne ne fait quelque chose de vrai,
Immer reden und wenig tun,
On ne vous fera pas la paix.
Ich bin niemand …
Je suis personne …

Par André TOBIASH

[LE COMBAT SANS FIN – DER KAMPFT ONNE EINDE] 26 janvier 2012

Ich bin niemand der hat das sagen

Mais personne qui n’a rien dire …

Aber viele haben grosse fragen.

Mais personne qui se pose des questions.

Hört einfach zu es ist so leicht. Man will jînur leben in Gerechtigkeit

Ecoutez ceci, c’est justice que nous voulons …

Versprechen un die Lügen, werden niemals siegen

Fausses promesses et mensonges ne vaincront.

Nun zum einde wir werden

A la fin de cette ère,

Sehen, was aus der erde wird gechehen.

Nous verrons ce qui se passera sur terre...

Par André TOBIASH

Scène slam du 26/01/12 - Furby Knight Fever

Bataille Citoyenne

Cette crise mondiale fait tant de bruit
Le gouvernement nous demande de rester des moutons à tout jamais
De réparer … Nous – même … Des banques … Les erreurs
Avec un dicton … « Le citoyen est et restera une bête »

Avec un job … Dans la vie … On survit
Dans la tête … Des rêves … Des envies
Pour moi … Les sortir … Un seul moyen
Je passerai sur scène et je les … Slammerai

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

On est tous dans le même bateau
On attend tous son tour pour l’échafaud
Priant que les agences de cotation ne tirent pas … Cette fois – ci … Notre numéro
Et nous donne ce « Noir » Gros lot

Notre société est devenue tellement « Egoïste »
« Ce n’est pas notre tour … Ouf … On est sauvés »
Par ce texte … Moi … Je le dénonce
Du monde … Les richesses … Les gars … Partageons

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

samedi 28 janvier 2012

Scène slam du 26/01/12 - David

Feuilles d’automne

Pour chaque feuille d’automne qui se fane, se dessèche
Qui tombent l’une après l’autre une vie est gâchée
Un homme, une femme, un enfant, un souvenir oublié
Se réduisant soudainement à un nom sur une tombe

Une existence dans nos mémoires, un cœur qui s’est arrêté
Des cils qui se sont à jamais unis, ces lèvres qui se sont scellées
Leurs doigts crispés dans l’immortalité
Des âmes enchainées dans les méandres de l’éternité

Des corps qui ne seront plus que des cendres envolées
Reposant au centre d’un coffre à l’odeur de terre mouillée
Entrecoupée de nuage gris des entrailles de l’automne
Les entrainant dans l’arrière-saison de nos souvenirs

On voit ces couples se promener main dans la main
Regardant leurs enfants, la joie dans leurs yeux
Les souffles mélangés mais que leur importe, ils veulent s’aimer
Et on voit qu’ils s’aiment et notre âme en devient triste

La scène prend teinte décevante de gris blanc
Jouant avec les ombres des mots sur une tombe
Nos larmes perlent sans sanglot, sans bruit
Seulement la gorge nouée à ne plus pouvoir parler

On aimerait s’élancer vers elles, les comprendre
Ne pas les essuyer, les appréhender
Mais elles nous stoppent dans notre élan détruit notre espoir
Elles nous toisent en glissant sur nos joues nous laissant le désespoir

Alors on rentre chez soi mortifié par nos souvenirs
De l’être aimé, notre homme, notre femme, notre enfant
On s’allonge sur ce lit, on se découvre une veine
Les gouttes perlent les unes après les autres

Le flot ne se tarit lui qui engendre et accompagne
Un désir d’écriture dans un souffle coupé, un souffle court
Notre inspiration, pour que perdure leurs mémoires
Ou on laisse glisser à l’intérieur, la douceur de leurs mots

vendredi 6 janvier 2012

Tournoi "Slamons & Friends" - 17/12/2011 - David (calibrage)

Airsoft ou réalité?

Enfin … Au boulot …
Une journée de congé
Le matos … Ais préparé …
Et du militaire … Tous les bibelots
Emballés

Oui … De temps en temps … Je joues à la guerre
Avec des potes … Tous habillés comme des militaires
On s’éclate en se tirant dessus
Pour rigoler … Pas pour de vrai … C’est clair.

Voici maintenant 3 heures que nous jouons
On va faire une petite pause
Enfin … C’est ce que l’on croyait

Malheureusement … A la télé … Un flash spécial info
Un malade a voulu jouer comme nous

Nous … Ce sont des répliques …
Les victimes lèvent la main … Se déclarent « Out »
Et disent « CA PIQUE »

Des jouets pour les grands
Un peu cher … Je l’avoues
Mais quand on aime … On ne compte pas
Comme les pistolets à eau qu’utilisent … En été … Les enfants

On nous a parlé d’un homme de race étrangère
Mais de cette dernière remarque … Moi, je n’en ais rien à faire
Que l’on soit Black, blanc, jaune ou beurre
Sous notre camouflage … On est juste de « Simples » joueurs
Oui … Notre déguisement est factice … Le temps d’un après-midi
On l’enlève en fin de partie
Et l’on reprend le cours normal de sa vie

Et entre potes … On rigole
De la réaction de Paul
Quand une décharge de billes … Dans les fesses … L’a touché

Ce jour … A 12 h 30 … A Liège … Un homme s’est défoulé
Et dans une foule innocente … A tiré
Lui … Doit avoir un quota de points
Surtout les enfants, les vieux et les bébés
Peut être … Même … Aussi les chiens ?
Je sens qu’il a fait un carton plein … C’est clair
Partie gratuite pour lui … Par la presse promotionnée

Chez nous … Il existe des « HIGHLANDERS »
Des personnes qui … En partie … Ne sont jamais « mortes »
Et quelque soit la quantité de billes tirée
J’aurais tant aimé que les victimes aient pû aussi tricher

Par respect pour eux … Nos « armes » sont rangées

Vous rappelez – vous ? … Quand vous étiez enfants
Comment vous jouiez aux policiers
On étaient jeunes … Cons et innocents

Le monde a vraiment changé

Cela me donne envie de gerber.

lundi 5 décembre 2011

Scène slam du 1er décembre 2011 - David

La dépression d’un père

Vivre la dépression, cette mélancolie
Vraiment plus l'envie de vivre ma vie
Ne plus mettre des couleurs dans ma réalité
La mélancolie a voulu être ma fatalité

Vouloir faire volte-face à mon destin
Comme un enfant dessinant son dernier dessin
Ou une aquarelle de vie, sans message d'espoir
Je n'étais plus qu'une ombre, l'errance dans le noir

Ne plus combattre, ce sentiment ignoble de la mort
Dans l'abandon de mes émotions, au plus profond de mon corps
Qui s'infiltrant en moi, plus vite qu'un poison
Réduisait en néant mes espoirs, mes illusions

Etre allongé sur ce lit, et ne plus avoir de rêves
Seulement l'envie de vivre ma dernière trêve
Où même mon âme qui ne si plaisait plus
En voulant quitter ce corps perdu

Vivre la dépression sévère, c'est être éphémère
En oubliant même que je suis un père
Enfermé dans cette camisole chimique
En la prenant comme une rafale d'automatique

En marchant là, le long de ce couloir, évitant tout ces regards
Comme un pantin plongé dans l'abstrait, l'œil hagard
En voulant enfin franchir cette porte, fermée à clef
Cela serait là l'autre côté, cette lueur de sérénité

C'était aussi ressentir la tristesse de mes larmes
Quand mon désespoir joua de sa lame
La couleur de mon sang inonda mon torse
Il me restera cette scarification, prés de ma gorge

Puis vient ce jour de l'acte ultime, mon suicide
Où je déposai mes doutes, dans mon corps acide
Ce fût l'explosion des mélanges
Je dansais enfin au cœur des anges
 
Mais la tentative échoua, on me ramena
Et une larme sur ma joue me caressa
Ou est-ce l'échec qui m'apitoie
Par la douceur d'une larme de soie

La dépression, c'est aussi vivre l'abandon
De ces personnes, qui ne veulent se poser aucune question
Elles disparaissent de votre vie, en se disant je n'ai pas tort
Pour se convaincre en évitant de vivre l'envers du décor

Mais, ils y à de ces personnes qui restent, elles me soutiennent
Elles sacrifient de leurs temps, elles me comprennent
Dans ce slam, elles se reconnaîtront, ce sont mes amis
Et grâce à eux, je regarde "plus belle la vie" et de nouveau je ris

Enfin le début d'une alternative, un équilibre
Pour retrouver pas à pas, l'envie de revivre
Et cette rencontre, elle, qui un jour gifla mon esprit
Qui m'appris à mettre de la poésie dans mes écrits

Et là commença le début d'une autre vie, ma thérapie
Un nouveau chapitre, et même en ayant vécu chaque jour le noir
Pour ma fille, mes amis, j'ai toujours gardé l'espoir
Et je peux, maintenant, mettre une fin à cette malheureuse histoire

Vous savez, si un jour vous traversez un ciel remplis de nuages
Gardez espoir, car il y aura toujours une personne qui vous aidera
A comprendre pourquoi la pluie tombe et vous chasserez, cet orage

Scène slam du 1er décembre 2011 - Furby Knight Fever

Le surfeur de la vie

2 heures sans vent
2 heures que je n’ai pas bougé
J’attends cette petite brise qui me permettra d’avancer
Ai-je encore la technique ?
Ai–je perdu … Des vagues … Ce feeling ?
Et le tube de mes rêves qui n’arrive pas

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour le tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Ne traîne pas … Moi impatient
Tellement longtemps que j’attends la vague de ma vie
Technicien appliqué … je suis
Trop vieux … Sur ma planche … Je deviens
Sans vent … Je mourrais … Sans une dernière fois … Encore surfer

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour ce tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Donne-moi donc une dernière chance
Moi je suis prêt
Ca fait longtemps que j’attends ce moment
Vent … Lève-toi donc
Je relève le défi
Moi je suis prêt
A surfer … Sur sa tête … Ce géant

Je sens le vent … Qui commence à souffler
Je sens la mer … Qui commence à bouger
Je sens la terre … De l’intérieur … Qui va évoluer
La société doit … Maintenant … Vraiment se transformer

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour le tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Donne-moi donc cette dernière chance
Moi je serai prêt
Ca fait trop longtemps que j’attends ce moment
Vent … Lève-toi donc
Je relèverai le défi
Moi je serai prêt
Pour surpasser ce géant

Scène slam du 17 novembre 2011 - Dolido (2)

Terrorisme

Conseil international de sécurité Conseille d’omnipotentes personnalités
Entités fédérées autour d’une valeur inégalée le blé
Pour d’omnipotents financiers assoiffés de visualiser l’insécurité provoquée
À notre humanité fauchée par ces dieux affamés
Caché sous d’apparentes égalités, fraternité et liberté
Les liquidités transvasées sont protégées par des boucliers
Nous, notre humanité liée, bombe enclenchée
Otage à jamais de ces illusions empoisonnées
A la télé, des notes AAA ont remplacé les vieux yéyé
Les agences de notations préférées défient ces 7 milliards de bébés
Séisme de vie, des nouveaux nés déjà décédés à peine nés
Et nous sommes pieds et poings liés assurés par des crédits bien ficelés,
Mis sur les rails de la rentabilité exacerbée par les dividendes non engrangés.
Ce soir, par nos slams nous faisons un pied de nez à la meilleure façon de penser
Rien ne nous empêche de rimer, de démaquiller notre superficialité
D’ébaucher par nos mots, ce qui vibre en nous, cette subtile personnalité
Non impactée dans ces cotations révérées par des dieux insatisfaits
Rimons, slamons, riions, écoutons, partageons, aimons
Bravons ces dieux mortifères par des bravos à tous nos rimeurs bien ou mal côtés et que tous les poètes continuent à dégrafer le corset bien lacé de notre imagination.
Vive le slam ! Vive les poètes !

Scène slam du 17 novembre 2011 - Dolido

Putain

Je lève la main, sans faire le tapin
Pour que demain on arrête de dire putain
Dans chaque phrase sans que la putain ne gagne rien
Vous les filles, dites mac, au lieu de putain
Oh mac, quel beau mec, un beau machin
Plutôt qu’oh putain, il a un beau machin,
Le dico, foisonne de mots, putain est féminin, choisissons le masculin
Le gigolo, quel connard, ça c’est bien
Plutôt que putain, quel connard, le connard, c’est le mac, pas la putain
La michetonneuse de Polnareff aimait son coup de rein
Le gigolo de Belmondo ne rechignait pas à donner le sien
Si Brel chantait à Jef de ne pas se laisser aller à rien
Parce qu'une trois quarts putain lui avait claqué dans les mains
La fille de joie se balade dans vos phrases, mais où donc est la putain
C’est vrai qu’utiliser le mot péripatéticien met un frein
À l’élan mordant au banal d’une exclamation et pour rien
Une phrase prend-elle son pied avec une putain
Et facilite-t-elle sa compréhension grâce à mot signifiant catin
Une belle de jour hèle le chaland dévoilant son sein
Celui se dit putain, quelle belle paire de seins
Et comme un refrain, pas besoin de vous faire un dessin
Mais s’exclamer : putain, j’ai cru qu’il parlait des miens !
Je préfère le plus percutant : Connard, il ne parlait pas des miens
Si manger 5 fruits et légumes par jour, c’est sain
Si faire le tapin, c’est le turbin des filles qui veulent faire du bien
Dans nos phrases, cela ne sert à rien, alors cessons ce refrain !
Je lève la main, sans faire le tapin
Pour que demain on arrête de dire putain
Dans chaque phrase sans que la putain ne gagne rien

jeudi 26 mai 2011

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- David Vlassenbroeck

Des mots

Il y a des mots que je dis malencontreusement
C'est mots qui m’invitent aux regrets malheureusement
Il y a des mots que je voudrais tellement dire
C'est mots que dire je n'oserais jamais les dires

Il y a des mots que j’apprends quand la vie m'agresse
C'est mots qui expriment mes peines, et ma tristesse
Il y a ces mots que je mets sur mes tragédies
C'est mots ou la nuit j'écris de la poésie

Il y a des mots pour mes souvenirs refoulés
C'est mots que mes larmes sur mes joues ont remplacé
Il y a des mots pour ces cris que je voudrais tant pousser
C'est mots qui ne pense cas s'en aller, s’évader

Il y a des mots qui résonnent en moi comme venus d’ailleurs
C'est mots qui me semblent venus d'un monde sans douleur
Il y a des mots qui brillent d'une étrange lueur
C'est mots que j'aime écrire sans peur

Il y a des mots pour exprimer mon amour
C'est mots que j'aimais lui dire chaque jour
Il y a des mots qui à eux seul ne peuvent suffire
C'est mots si aisément trouvés que j'ai dû y souscrire

Il y a des mots qui sont des mélanges de couleurs
C'est mots qui dans mes yeux sont des étincelles de bonheur
Il y a des mots qui brillent comme des étoiles
C'est mots que je tisse chaque nuit sur ma toile

Il y a des mots qui inondent mes joies et mes rires
C'est mots que m’inspirent mes amis en les voyant sourires
Il y a des mots traduise mes émotions, leur beauté guéri mes maux
C'est mots donc le spectacle est si beau que je m'en laisse prendre aux mots

samedi 21 mai 2011

Scène slam "Un pas de trop" - 8 mai 2011 - Alexis

Je ne danse pas

Alors on dans a dit Stromae
Très peu pour moi
En boite, je me sens trop mal
Je sais, ce n'est pas normal, j'ai du sang noir
Je devrai bruler les pistes d'après le scénar
Mais il n'en est rien
Donc laissez-moi, je ne dans pas, non
Ce soir, je reste transparent
Autour de moi, c'est la folie, vraiment navrant
Des filles se déhanchent sans gêne
Sur de la musique les traitant de chiennes
Elles se lâchent, non, elles se remettent des chaines
Les mecs ont l'engin qui s’allonge
Ces petits salauds donneraient tout
Pour un solo avec elles tranquille à l'ombre
Et moi, je suis la, assis au bar
J'aimerai boire, histoire de chasser cette tête de taulard
Que la fête intolère
Mais 6 euros le verre, bordel, faut le faire
Je dois déjà remettre mon compte au vert
Donc, je reste sobre, n'absorbe que du soft
Dur, dur de tenir dans ses conditions
De plus, le DJ ne me fait pas de cadeaux
Ne passe que du Akon, Pussycat Dolls, Nelly Furtado
J’irai bien lui gueuler « mec, arrête ta daube »
Mais visiblement, je suis le seul ici
A ne pas avoir les oreilles crados
La j’en ai plus que marre, alors, je me remémore
Mes soirées passées au parc Léoplod
Avec mes potes de l’époque
Sur la passerelle entre les grands mômes et les petits hommes
On se refaisait le monde
Avec quelques Gordon aux vertus hors norme
« C’était le bon vieux temps mais on vit dans le présent »
Me dit une voix d’un ton oppressant
« Tu peux canner après sa donc apprécies
Chaque jour comme s’il était le dernier »
Putain, même ma conscience m’incite à bouger dans ce merdier
Mais rien à faire, je ne danserai pas, c’est cérébral
Et si demain, je trépasse
Au moins, la faucheuse m’apprendra les pas

jeudi 19 mai 2011

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Slamour

Ouais mais

Oui mais faudrait peut-être lui dire non ? Parce que c’est marrant 3 secondes, mais bon…
Sérieux, regarde un peu la scène, regarde un peu, ce n’est même pas beau, ce n’est pas bon...
Mais regarde çà, t’as vu on voit tout, je ne rêve pas ? Sérieux tu pourrais lui dire !
Allez, fait pas l’con, si ce n’est pas toi, çà sera moi, mais ça ne peut plus durer comme ça !
Bon allez j’me lance, fini d’être timide, allez j’vais lui dire, c’est un service que j’lui rends là.
« Dis petite, sauf ton respect, mais c’est… ton cul que tu es en train d’exposer.
Il y a plus de chair que de tissus, c’est donc ton cul qu’on voit sous ton… »
Ah c’est une jupe çà ? bah elle est courte hein ? j’pensais que t’avais oublié le bas !
Et ton père, il n’dit rien ? il t’laisse sortir dans la rue vêtue comme une … putain !!!
Vu tes dents d’lait, et ta façon d’être vêtue comme une voiture volée, c’est tes 13 ans que tu fêtes là ?
Puis ta copine, elle va chez l’même tailleur lubrique ?
Parce que c’est bien un short oui mais… élastique !
Oui mais, en soutien à ta maman, c’est bien de vouloir faire une lessive,
Mais ton programme comme ta tenue, est partie grave en dérive.
J’espère au moins que t’utilises une poudre spéciale couleur, parce que … c’est spécial hein !
Ah çà une jupe jaune, un haut kaki, et les hauts talons roses flashy, t’aime les nuances toi !
Un moment, j’ai cru voir Fleur, un soir de Carnaval. Puis j’ai dit c’est bien trop terne puis trop banal !
Mais n’empêche qu’en dépit du peu de longueur, tu ne lésines pas sur les couleurs !
Et ton décolleté, c’est joli,… mais reviens dans 3 ou 4 ans, quand il sera remplit !
Sérieux, c’est bien d’exposer tes tétons, mais tes seins sont tellement plats
Qu’on dirait deux bourdons posé sur une tartine de Nutella !
Ah je n’ai jamais dit que mon slam serait délicat. Oui mais… de rire, j’entends déjà les éclats !
Ce ne sont pas mes mots qui font sourire, mais à 13 ans, tu tentes de faire frémir ?
C’est indécent, c’est tellement indécent qu’à ton niveau c’est un des milles !
Après on va encore accabler les curés, mais si tu tentes le diable,
Va pas pleurer, si la tournante tourne en tornade.
Tu les aguiches, tu les allumes, tu les attires,
Ils se disent chiche, ils se paluchent puis ils te tirent.
Allez petite, tu n’as que 13 ans, pleine d’insouciance et de rêves,
Ne gâche pas ta jeunesse à vouloir grandir trop vite
A vouloir, montrer ton cul, ils vont bien finir par sortir leur b..iiip
Petite sœur, jeune jouvencelle, respecte toi
Petite conne, sombre belle, rhabille-toi !
Ah la jeunesse, en pleine croissance, adolescence, regarde toi
Les étapes, sont chaque jour, vers la vie d’adulte, un autre pas.
Pourquoi bruler des mèches, en exposant ta peau de pêche ?
Prend ton temps, un jour tu comprendras !
Prend ton temps, si un jour tu ne veux pas dire :
« Si j’avais su, ce pas de trop, je le regrette va ! »

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Miss Modesty

Au clair de mes rêves

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Sur mon chapeau, il y en a peut-être une
Mais je vous rassure, ça fait du bien.

Mes nuits s’allument de papillons
Des lucioles je suis le chemin…
Subtile poison l’imagination
Mes élans n’ont pas de frein…
Lave rugissante d’émotions…
Mon esprit est en fusion !
Mes insomnies se peuplent de génies
Ma folie se nomme : poésie !
Je délie mes délires
Déploie mes sourires
Sors de ma cage
Vole, virevolte sur un nuage
Glisse, roule, croule, fonce
Chaque porte fermée je défonce
Exagère, exaspère
Transgresse, progresse
D’un train d’enfer
Vitesse express…

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Aucune vague d’amertume
La tristesse aussi me va bien
Comme tout le monde, j’ai mes bobos,
Aucune larme n’est banale,
L’exprimer avec des mots,
Je vous assure, ça fait moins mal


Je pédale à côté de mon vélo
Certains pensent que j’en fais trop
Je rigole et puis m’envole
Toutes mes parois gondolent…
Je navigue entre deux eaux
Me laisse glacer les os
Reçois, vis les coups du destin
Comme un saut à l’élastique,
Un cric, un déclic
Un levier pour demain !
Je vois de l’herbe sur le bitume,
De la dentelle sur le béton
Des trapézistes sur une enclume,
Un ballon rouge qui ne tourne pas rond
J’attends tout et le meilleur
Et même tout, ça m’fait pas peur !
Je plonge dans le vent qui siffle
Et puis tant pis, si je prends une gifle

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Ma folie, oui, je l’assume,
Raisonnable, pas pour demain !
Je n’ai pas toutes mes frites dans le même paquet
Mais je vous rassure, tout est parfait !

Je me berce d’illusions
Crois qu’en chacun, il y a du bon
Je suis un grain de fantaisie
Un lutin ou un ovni
Mon gazoil c’est mes passions
Mon moteur, mes déraisons
J’ai des araignées au plafond
Et beaucoup de monde à la maison
Je ne suis pas toute seule dans ma tête
Ca bouge vachement, ca fait la fête…
J’ai de la dynamite qui pétille
Oui, je sais, je suis une drôle de fille !
N’appelez pas les urgences
Je suis en douce somnolence
Vous n’imaginez pas comme c’est bon
De faire sauter un peu les plombs…
Décoller de l’ordinaire
Partir à la dérive
Jeter des bouteilles à la mer
Et chanter quoi qu’il arrive…

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Firby

Malédiction

Tapie … Bien au fond … Dans ton corps
Attendant patiemment mon heure
Méthodiquement … Scientifiquement
Je crées mon venin
Quand mon heure viendra enfin
J’apparaîtrai
Finie les joies .. Les Fêtes .. La gaieté
Bonjour … La tristesse … Le DESARROI

Malédiction
Inscrite dans tes gênes
Profites en bien
Dans ta vie … Bientôt … Je me présenterai

Tu pensais ta vie … Bien clean … Bien rangée
Sans le moindre problème
N’oublies pas que je suis là
Attendant le bon moment
Tu ne le sais pas encore …
Mais … je construits ton futur
Mettant mes petites pierres …
Qui te feront … TOMBER

Malédiction
Gravée dans ton cœur
L’heure est maintenant venue
Toc … Toc … Laisse moi donc entrer

JE GROSSIS
JE GRANDIS

Tu ne m’échapperas pas
Longtemps … Je me suis vraiment bien préparée
Maintenant … Ta santé m’appartient

Malédiction
Marquée … Indélébile
Tu es à moi
Pour toi … Quelques PETITS tracas

JE DETRUIS

samedi 12 mars 2011

Scène slam 24/02 - Alain de l'Ombre

Les burnes du curé (sur l'air "La bonne du curé" d'Annie Cordy)

Ces gamins ouin ouin ouin, quel festin ouin ouin ouin
C’est très facile d’être pédophile
Quand on est un mec comme moué
J’ai du pouvoir, de l’or en barre
C’est dieu qui me l’a donné
C’est sous la bure que ça carbure
Qui viendra me soulager
La vie est dure quand on aime forniquer

Et quand le diable, impitoyable, me tire par la queue
Ca me titille, ça m’émoustille et ça me rend nerveux
J’fais qu’des bêtises au sein de l’église
J’peux point m’en empêcher
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin, quel festin ouin ouin ouin
Moi à confesse, j’aime ceux qu’on fesse
Et qui se laissent tripoter
Une main qui glisse sur leur peau lisse
Et ils se mettent à trembler
Rien n’me désarme, même pas leurs larmes
Faut surtout rien ébruiter
Car c’est ensemble qu’on lav’ra vos péchés

Et quand le diable, insupportable, me tire par la queue
J’suis pas un ange, ça me démange et ça me met le feu
Pulsions divines, ça me fascine
Toute cette impunité
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin quel festin ouin ouin ouin
Quand la justice soudain s’immisce
Et vient perquisitionner
J’comprends plus rien j’aime mon prochain
Qu’a-t-on à me reprocher
Toutes ces plaintes pour quelques étreintes
Ne doivent pas me tracasser
Avec mes potes, on se sent protégés


Mais quand le diable qu’est pas fiable m’fait passer aux aveux
C’qui m’turlupine et me chagrine c’est qu’on m’traite de vicieux
Il était question d’une prescription
Mais je crois qu’ c’est râpé
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin quels…destins ouin… ouin….ouin…

Scène slam du 24/02 - M'sieur Dam

La soupe à la grimace

Y’en a qui parlent trop quand d’autres parlent peu
Y’en a qui parlent peu quand d’autres parlent d’eux
Des qui répondent à des questions qu’ils ont eux-mêmes posées
Qui savent TOUT mieux que tout le monde puisqu’ils ont déjà tout fait !
Des qui se répandent en fausses rumeurs
Des qui sentent bons même quand ils pètent
Car vu qu’ils pètent plus haut qu’leur cul
Il faudrait pas qu’ça compromette
Leur haleine fraîche d’idées reçues
Des qui vomissent leur petite vie
Qu’ils étudient au microscope
Avant de la j’ter, sans un faux pli sur un écran cinémascope
Des qu’ont jamais vu la mer
mais qui surfent sur leur connerie…
Des qui voudraient bien avoir l’air
Mais qu’ont pas l’air du tout !
Y’en a qui croivent détiendre la vérité
Avec un sérieux qui frise le ridicule
Qui parlent la langue de Molière
Et qui cherchent dans l’dictionnaire
Comment s’écrit « Schaqueuspahère » (Shakespeare)
To be or not to be un bouffon?
Certains devraient s’poser la question!
Des qui cultivent des refrains dans leur champ d’ignorance
Qui réfrènent des cultures derrière une arrogance…
Que même un coq sur son fumier aurait le tact de n’pas montrer
Y’en a qui font d’la POESIE
Des fois qu’personne s’rait au courant !
Les vraies terreurs des r’pas d’famille
Quand vient l’ennui après l’vin blanc
Des qui parlent d’eux dans des proportions qui forcent le respect
Faudrait qu’on invente une médaille
Qu’on épinglerait sur les langues trop bien pendues
Afin qu’elles pendent encore plus
Elles qu’elles s’épanchent impudiquement
Sur les pompes qu’elles inondent de leur écume triomphante !
Et ça s’égoutte et ça s’épanche et rien ne peut les arrêter !

Y’en a qui parlent trop quand d’autres parlent peu
Y’en a qui parlent peu quand d’autres parlent pour deux
Des qui « mot compte double » et ne passent jamais leur tour
Car leur connerie est un empire, soyez certains qu’il vaut l’détour !
Des qui belotent, rebelotent et dix de Der
et veulent en plus le cul d’la crémière
des qui 1,2,3 SOLEIL car quand le roi explique
on écoute et on s’émerveille !

Des qui ne voient pas à travers leurs fenêtres
Que des étoiles brillent dans nos campagnes
Et qu’elles ne tournent sûrement pas autour d’eux
Des qui n’ont que leur envie dans la bouche et qui la tartine
sans complexe et sans pudeur
sur vos oreilles dégoulinantes de les avoir trop écoutés.
Des qui aboient, qui balbutient, qui postillonnent et des qui crachent mais pas plus loin que ça

Et il y’en a qui parlent peu et qui écoutent et qui écoutent encore
avec un sourire au coin des lèvres
qui boivent les paroles
mais du bout des lèvres
en prenant bien garde de ne pas garder en bouche trop longtemps
la saveur de ces mots obsolètes et délavés
à force d’avoir été digérés trop souvent.
Des qui feignent de se pâmer devant l’étalage de connerie
distribuée au kilomètre carré
en se marrent bien dans leur barbe de la tête de gondole
qui brade sa vie non pas au plus offrant
mais au plus poli !

On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, Messieurs Dames Non !
On met de l’eau dans son vin
Et puis le vin, on le verse au fond de son assiette
Qu’on remue délicatement
Pour que de la soupe à la grimace
Que suscite leur masque et leur costume
Pour que de la soupe à la grimace
Qu’on boit de guerre lasse avec amertume
Pour que de la soupe à la grimace
Il ne reste rien.
Pas même une miette

Mais il est tard et l’appétit me taraude depuis quelques temps déjà
Il me faut rentrer chez moi
Et balayer devant ma porte.
Je m’installerai à ma table
Puis je verserai dans mon assiette rongée par l’usage
MA soupe à la grimace
Elle sera brûlante comme à chaque fois
Alors je soufflerai puis j’y cracherai mon venin
Pour la refroidir de ma rancœur.
Puis j’avalerai avec entrain
en réprimant des hauts le cœur
pour que de cette soupe à la grimace
qui me déforme de l’intérieur
pour que de cette soupe à la grimace
il ne reste rien
sinon quelques miettes
au fond de ma gorge
et que je viens de vous livrer.

Mieux vaut ça que de s’étrangler !