La soupe à la grimace
Y’en a qui parlent trop quand d’autres parlent peu
Y’en a qui parlent peu quand d’autres parlent d’eux
Des qui répondent à des questions qu’ils ont eux-mêmes posées
Qui savent TOUT mieux que tout le monde puisqu’ils ont déjà tout fait !
Des qui se répandent en fausses rumeurs
Des qui sentent bons même quand ils pètent
Car vu qu’ils pètent plus haut qu’leur cul
Il faudrait pas qu’ça compromette
Leur haleine fraîche d’idées reçues
Des qui vomissent leur petite vie
Qu’ils étudient au microscope
Avant de la j’ter, sans un faux pli sur un écran cinémascope
Des qu’ont jamais vu la mer
mais qui surfent sur leur connerie…
Des qui voudraient bien avoir l’air
Mais qu’ont pas l’air du tout !
Y’en a qui croivent détiendre la vérité
Avec un sérieux qui frise le ridicule
Qui parlent la langue de Molière
Et qui cherchent dans l’dictionnaire
Comment s’écrit « Schaqueuspahère » (Shakespeare)
To be or not to be un bouffon?
Certains devraient s’poser la question!
Des qui cultivent des refrains dans leur champ d’ignorance
Qui réfrènent des cultures derrière une arrogance…
Que même un coq sur son fumier aurait le tact de n’pas montrer
Y’en a qui font d’la POESIE
Des fois qu’personne s’rait au courant !
Les vraies terreurs des r’pas d’famille
Quand vient l’ennui après l’vin blanc
Des qui parlent d’eux dans des proportions qui forcent le respect
Faudrait qu’on invente une médaille
Qu’on épinglerait sur les langues trop bien pendues
Afin qu’elles pendent encore plus
Elles qu’elles s’épanchent impudiquement
Sur les pompes qu’elles inondent de leur écume triomphante !
Et ça s’égoutte et ça s’épanche et rien ne peut les arrêter !
Y’en a qui parlent trop quand d’autres parlent peu
Y’en a qui parlent peu quand d’autres parlent pour deux
Des qui « mot compte double » et ne passent jamais leur tour
Car leur connerie est un empire, soyez certains qu’il vaut l’détour !
Des qui belotent, rebelotent et dix de Der
et veulent en plus le cul d’la crémière
des qui 1,2,3 SOLEIL car quand le roi explique
on écoute et on s’émerveille !
Des qui ne voient pas à travers leurs fenêtres
Que des étoiles brillent dans nos campagnes
Et qu’elles ne tournent sûrement pas autour d’eux
Des qui n’ont que leur envie dans la bouche et qui la tartine
sans complexe et sans pudeur
sur vos oreilles dégoulinantes de les avoir trop écoutés.
Des qui aboient, qui balbutient, qui postillonnent et des qui crachent mais pas plus loin que ça
Et il y’en a qui parlent peu et qui écoutent et qui écoutent encore
avec un sourire au coin des lèvres
qui boivent les paroles
mais du bout des lèvres
en prenant bien garde de ne pas garder en bouche trop longtemps
la saveur de ces mots obsolètes et délavés
à force d’avoir été digérés trop souvent.
Des qui feignent de se pâmer devant l’étalage de connerie
distribuée au kilomètre carré
en se marrent bien dans leur barbe de la tête de gondole
qui brade sa vie non pas au plus offrant
mais au plus poli !
On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, Messieurs Dames Non !
On met de l’eau dans son vin
Et puis le vin, on le verse au fond de son assiette
Qu’on remue délicatement
Pour que de la soupe à la grimace
Que suscite leur masque et leur costume
Pour que de la soupe à la grimace
Qu’on boit de guerre lasse avec amertume
Pour que de la soupe à la grimace
Il ne reste rien.
Pas même une miette
Mais il est tard et l’appétit me taraude depuis quelques temps déjà
Il me faut rentrer chez moi
Et balayer devant ma porte.
Je m’installerai à ma table
Puis je verserai dans mon assiette rongée par l’usage
MA soupe à la grimace
Elle sera brûlante comme à chaque fois
Alors je soufflerai puis j’y cracherai mon venin
Pour la refroidir de ma rancœur.
Puis j’avalerai avec entrain
en réprimant des hauts le cœur
pour que de cette soupe à la grimace
qui me déforme de l’intérieur
pour que de cette soupe à la grimace
il ne reste rien
sinon quelques miettes
au fond de ma gorge
et que je viens de vous livrer.
Mieux vaut ça que de s’étrangler !
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samedi 12 mars 2011
jeudi 3 mars 2011
Scène slam 24/02 - Vagablonde
Ô Capitaine
Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Une femme à la mer
Ayant perdu le nord
Et qui s’échouera … célib’ à terre
Pour oublier ce jeune marin
Qui promit une histoire magnifique
Pour oublier ce gros crétin
Avec qui ce fut … Titanic
Ce jeune marin
Que j’ai aimé
Jusqu’à plus soif
Puis j’ai perdu pied
Et bu la tasse
Oui ! oui car à Vin-cent
Ou mille lieues sous les mers
Ya toujours un espoir
Une vaine lumière
Accrochée à mon radeau
Car médusée de mon état
J’me suis rel’vée
Le cœur bancal
J’ai bien ramé
M’suis fait la malle
Vers la route du Rhum
Pour un tour du monde en solitaire
Sans assistance, sans personne
Sans carte ni repères
Destination inconnue
Où craintes et peurs j’inhibe
Allez, barre à tribord toute Captain !
On trouvr’a peut être les Caraïbes
Un Jack Sparrow sur son BlackPearl
J’kiffe les pirates et les voleurs
Des gens d’passage, d’un bref instant
Qui prennent mon vogue à l’âme
Ma vague à l’homme
Et y surfent un moment...
Me r’mettent sur pied
Pour lever l’ancre
Face aux dangers
Sans nœud au ventre
Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Le jeune marin
Pris de remords
Soit disant perdu
Dans les bras de naïades
Des pauvres folles
Séduites par tes jolies tirades
Toi ! le vieux loup de mer
Que j’accable de tous mes maux
Toi ! le fantôme dévastateur
Jugé coupable, c’est pas trop tôt
Mais j’me rassure
Car quand les sirènes, ton heure, sonneront
Elles te mèneront tout droit, direct, vers le fond
Et moi, la sombre épave
Où il reste encore en cale
2 – 3 trésors cachés
Des sentiments bien pâles
Enfouis ... mais pas sous clés
Alors j’ai tourné la page
Sur des flots tranquilles
Je pars à l’abordage
Je charme et je pille !
Ô capitaine, mon capitaine
Le jour se lève
L’horizon clair
Le jeune marin
Est loin derrière
Parc’que messieurs
On n’oublie pas
Quand ça chavire
Parc’que mesdames
On n’amarre pas
Un bateau ivre.
Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Une femme à la mer
Ayant perdu le nord
Et qui s’échouera … célib’ à terre
Pour oublier ce jeune marin
Qui promit une histoire magnifique
Pour oublier ce gros crétin
Avec qui ce fut … Titanic
Ce jeune marin
Que j’ai aimé
Jusqu’à plus soif
Puis j’ai perdu pied
Et bu la tasse
Oui ! oui car à Vin-cent
Ou mille lieues sous les mers
Ya toujours un espoir
Une vaine lumière
Accrochée à mon radeau
Car médusée de mon état
J’me suis rel’vée
Le cœur bancal
J’ai bien ramé
M’suis fait la malle
Vers la route du Rhum
Pour un tour du monde en solitaire
Sans assistance, sans personne
Sans carte ni repères
Destination inconnue
Où craintes et peurs j’inhibe
Allez, barre à tribord toute Captain !
On trouvr’a peut être les Caraïbes
Un Jack Sparrow sur son BlackPearl
J’kiffe les pirates et les voleurs
Des gens d’passage, d’un bref instant
Qui prennent mon vogue à l’âme
Ma vague à l’homme
Et y surfent un moment...
Me r’mettent sur pied
Pour lever l’ancre
Face aux dangers
Sans nœud au ventre
Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Le jeune marin
Pris de remords
Soit disant perdu
Dans les bras de naïades
Des pauvres folles
Séduites par tes jolies tirades
Toi ! le vieux loup de mer
Que j’accable de tous mes maux
Toi ! le fantôme dévastateur
Jugé coupable, c’est pas trop tôt
Mais j’me rassure
Car quand les sirènes, ton heure, sonneront
Elles te mèneront tout droit, direct, vers le fond
Et moi, la sombre épave
Où il reste encore en cale
2 – 3 trésors cachés
Des sentiments bien pâles
Enfouis ... mais pas sous clés
Alors j’ai tourné la page
Sur des flots tranquilles
Je pars à l’abordage
Je charme et je pille !
Ô capitaine, mon capitaine
Le jour se lève
L’horizon clair
Le jeune marin
Est loin derrière
Parc’que messieurs
On n’oublie pas
Quand ça chavire
Parc’que mesdames
On n’amarre pas
Un bateau ivre.
mardi 8 mai 2007
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