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dimanche 23 décembre 2012

Scène slam du 15/12/2012 - Aurélie

Les enfants soldats


Maman les petits bateaux,
Mais qu'est ce qu'ils leur en reste,
Ils vivent d'armes et de couteaux,
Et tous les jours se blessent,
L'odeur de la mort,
La peur à chaque pas,
Devoir voir tous ces corps,
Et serrer contre sois son bazooka,
Voilà la vie des enfants soldats,

Un coeur de feu,
Un corps affamé,
Continue t-ils a prier dieu,
Avec un tel sort réservé,

Chéri,qu'est ce que tu veux faire plus tard,
Moi,maman,je veux être vivant

Maman les petits bobos,
J'ai servi de bouclier,
Les grands pour se protéger,
M'ont mis en première lignée,
Mais ne t'inquiète pas,
J'ai fermé les yeux,
Lorsque son canon,
S'est posé sur mon front

Ils vivent au quotidient,
Ce qu'on ne connait pas,
Ils survivent avec un rien,
Mais ne se plaignent pas,

Ferme les yeux un moment,
Et avant de juger la vie,
Réfléchi un instant,

La machette à la main,
Il s'apprète a tuer ce qu'hier était un copain, 
Tout ça pour une guerre de religion,
De territoire ou de simple domination,

Maman les petits dodos,
Ne t'inquiète pas je vais bien,
De là haut je les soutient,
Ne pleure pas,
Ce n' est pas toi,
J'ai pris ça pour un jeux,
Maintenant je vais mieux,

Voilà en quelques vers,
La misère,
Des enfants soldats.

mercredi 19 décembre 2012

Scène slam du 15/12/2012 - Poète Diplomate

J'étais une mer, chaude, calme et accueillante. 

J'étais une mer, chaude, calme et accueillante. 

Je ne souhaite que toucher, tendrement, les corps et les âmes...
Mais les corps m'ont blessée, alors je suis devenu de glace,
Au fur et à mesure que les coups physiques se portaient,
Et les âmes, me trouvant froide, n'ont pas cherché à m'adoucir,
Mais m'ont jeté des pierres morales pour tester ma dureté,
Le choc des pierres sur la glace provoquant des cassures...
Qu'on ne s'étonne pas. Certains morceaux font mal, une fois qu'on souhaite les ramasser.

J'en ai assez de, sans cesse, devoir guérir tous ces maux,
Alors je préfère me cacher pour fuir les mauvais mots.

Je suis une mer, chaude, calme et accueillante,
Qui se cache sous une couche de glace.
Et, un beau jour, je ne fonderai plus.
Un beau jour, je ne vous toucherai plus.

Scène slam du 15/12/2012 - Tanguy R. Bitariho

Ramdam dans les collines.


Quand les oreilles bourdonnent ;
Ça cogne dans la poitrine ;
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines ;
De faire tant de ramdams ;
Par delà les collines ;
Dans le champ des montagnes ;
Des roses teintées d’épines ;
Pour tâter du Tam-Tam.
Mais le drame fait sa part belle ;
En amont, en aval ;
Les beaux mots, les scandales ;
On les scande à la pelle.
Les baumes ont à l’oral ;
Un effet surréel ;
De la langue aux surrénales ;
Parfois tant radical ;
Qu’une seule goutte de leur fiel ;
Fait parfois bien plus mal ;
Qu’un coup de couteau dans l’aile.
Souvent c’est le choc ;
Ça fait Bim et Bam !
C’est un coup d’estoque ;
Stocké dans le poitrail.
Les rails se disloquent ;
Dans les voix du mental.
La lame se dégaine ;
La haine se répand ;
Les blâmes s’enchaînent ;
Et les chaînes sont en sang ;
Quand d’une colline à l’autre ;
Se forme les rangs.
Nulle place pour les neutres ;
Au diable l’errant ;
Malheur à tous les pleutres ;
Qui voudraient faire sans.
Car les oreilles bourdonnent ;
Ça cogne dans la poitrine ;
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines.
Mais les armes font tatata ;
Et de la lame ont fait tâter.
Sauvez tonton et tata ;
Où ils périront sans douter.
Sachez messieurs, mesdames ;
Toute personne se dégomme.
Du petit là-bas qui dame ;
À la vieille matrone ;
L’ennemie n’est que quidam ;
Et la machette un métronome ;
Car le but de ce drame ;
Établir l’être aux normes.
Voilà c’est ça les gammes ;
Des gamins en uniformes ;
Voulant tout et tout de suite ;
Qui pensent Hutus et Tutsis ;
Comme n’étant pas les mêmes Hommes.
Alors adieu Karyenda ;
Adieu les Intambo ;
Ku’nduru y’ingoma ;
Batoye amasaso.
Umwami ntakiri ;
Abanyagihugu ;
Bamwe bararira;
Abapfuye ibito ;
Bakishinga ingwano.
Mais les oreilles bourdonnent ;
Cognent dans la poitrine.
Ça cri, ça rend aphone ;
Et colle telle une résine.
Résignées sont les personnes ;
C’est dans leurs racines ;
Que tous ces bruits résonnent ;
Elles ont raison leurs comptines.
À force de tatanes ;
Et de tonnes de larmes ;
Qui furent misent en sourdine ;
Même le son du Tam-Tam ;
Passant presque pour crime ;
Les cris étant son phare ;
À la vue d’un tambour ;
Parure en étendard ;
Il a pris le temps pour ;
Faire de ses mains tant d’art ;
Que dans les milles collines ;
Par delà les étoiles ;
Ce putain de riddim;
Rédime haine viscérale ;
Car ce râle c’est une hymne.
Le sectarisme est carcéral ;
En parler inutile ;
Autant donc faire un ramdam ;
Et vibrer sur le son des Tam-Tam.

lundi 13 février 2012

Scène slam du 26/01/12 - Furby Knight Fever

Bataille Citoyenne

Cette crise mondiale fait tant de bruit
Le gouvernement nous demande de rester des moutons à tout jamais
De réparer … Nous – même … Des banques … Les erreurs
Avec un dicton … « Le citoyen est et restera une bête »

Avec un job … Dans la vie … On survit
Dans la tête … Des rêves … Des envies
Pour moi … Les sortir … Un seul moyen
Je passerai sur scène et je les … Slammerai

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

On est tous dans le même bateau
On attend tous son tour pour l’échafaud
Priant que les agences de cotation ne tirent pas … Cette fois – ci … Notre numéro
Et nous donne ce « Noir » Gros lot

Notre société est devenue tellement « Egoïste »
« Ce n’est pas notre tour … Ouf … On est sauvés »
Par ce texte … Moi … Je le dénonce
Du monde … Les richesses … Les gars … Partageons

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

Tout ce que l’on peut faire maintenant
C’est juste la crier
Toute cette noirceur mondiale ambiante
Par un texte … Dénoncer
La passer sur Dailymotion suffira-t – il … Cette vérité ?
Ressentir
Raconter
Entre nous

samedi 28 janvier 2012

Scène slam du 26/01/12 - David

Feuilles d’automne

Pour chaque feuille d’automne qui se fane, se dessèche
Qui tombent l’une après l’autre une vie est gâchée
Un homme, une femme, un enfant, un souvenir oublié
Se réduisant soudainement à un nom sur une tombe

Une existence dans nos mémoires, un cœur qui s’est arrêté
Des cils qui se sont à jamais unis, ces lèvres qui se sont scellées
Leurs doigts crispés dans l’immortalité
Des âmes enchainées dans les méandres de l’éternité

Des corps qui ne seront plus que des cendres envolées
Reposant au centre d’un coffre à l’odeur de terre mouillée
Entrecoupée de nuage gris des entrailles de l’automne
Les entrainant dans l’arrière-saison de nos souvenirs

On voit ces couples se promener main dans la main
Regardant leurs enfants, la joie dans leurs yeux
Les souffles mélangés mais que leur importe, ils veulent s’aimer
Et on voit qu’ils s’aiment et notre âme en devient triste

La scène prend teinte décevante de gris blanc
Jouant avec les ombres des mots sur une tombe
Nos larmes perlent sans sanglot, sans bruit
Seulement la gorge nouée à ne plus pouvoir parler

On aimerait s’élancer vers elles, les comprendre
Ne pas les essuyer, les appréhender
Mais elles nous stoppent dans notre élan détruit notre espoir
Elles nous toisent en glissant sur nos joues nous laissant le désespoir

Alors on rentre chez soi mortifié par nos souvenirs
De l’être aimé, notre homme, notre femme, notre enfant
On s’allonge sur ce lit, on se découvre une veine
Les gouttes perlent les unes après les autres

Le flot ne se tarit lui qui engendre et accompagne
Un désir d’écriture dans un souffle coupé, un souffle court
Notre inspiration, pour que perdure leurs mémoires
Ou on laisse glisser à l’intérieur, la douceur de leurs mots

vendredi 6 janvier 2012

Tournoi "Slamons & Friends" - 17/12/2011 - David (calibrage)

Airsoft ou réalité?

Enfin … Au boulot …
Une journée de congé
Le matos … Ais préparé …
Et du militaire … Tous les bibelots
Emballés

Oui … De temps en temps … Je joues à la guerre
Avec des potes … Tous habillés comme des militaires
On s’éclate en se tirant dessus
Pour rigoler … Pas pour de vrai … C’est clair.

Voici maintenant 3 heures que nous jouons
On va faire une petite pause
Enfin … C’est ce que l’on croyait

Malheureusement … A la télé … Un flash spécial info
Un malade a voulu jouer comme nous

Nous … Ce sont des répliques …
Les victimes lèvent la main … Se déclarent « Out »
Et disent « CA PIQUE »

Des jouets pour les grands
Un peu cher … Je l’avoues
Mais quand on aime … On ne compte pas
Comme les pistolets à eau qu’utilisent … En été … Les enfants

On nous a parlé d’un homme de race étrangère
Mais de cette dernière remarque … Moi, je n’en ais rien à faire
Que l’on soit Black, blanc, jaune ou beurre
Sous notre camouflage … On est juste de « Simples » joueurs
Oui … Notre déguisement est factice … Le temps d’un après-midi
On l’enlève en fin de partie
Et l’on reprend le cours normal de sa vie

Et entre potes … On rigole
De la réaction de Paul
Quand une décharge de billes … Dans les fesses … L’a touché

Ce jour … A 12 h 30 … A Liège … Un homme s’est défoulé
Et dans une foule innocente … A tiré
Lui … Doit avoir un quota de points
Surtout les enfants, les vieux et les bébés
Peut être … Même … Aussi les chiens ?
Je sens qu’il a fait un carton plein … C’est clair
Partie gratuite pour lui … Par la presse promotionnée

Chez nous … Il existe des « HIGHLANDERS »
Des personnes qui … En partie … Ne sont jamais « mortes »
Et quelque soit la quantité de billes tirée
J’aurais tant aimé que les victimes aient pû aussi tricher

Par respect pour eux … Nos « armes » sont rangées

Vous rappelez – vous ? … Quand vous étiez enfants
Comment vous jouiez aux policiers
On étaient jeunes … Cons et innocents

Le monde a vraiment changé

Cela me donne envie de gerber.

lundi 5 décembre 2011

Scène slam du 1er décembre 2011 - David

La dépression d’un père

Vivre la dépression, cette mélancolie
Vraiment plus l'envie de vivre ma vie
Ne plus mettre des couleurs dans ma réalité
La mélancolie a voulu être ma fatalité

Vouloir faire volte-face à mon destin
Comme un enfant dessinant son dernier dessin
Ou une aquarelle de vie, sans message d'espoir
Je n'étais plus qu'une ombre, l'errance dans le noir

Ne plus combattre, ce sentiment ignoble de la mort
Dans l'abandon de mes émotions, au plus profond de mon corps
Qui s'infiltrant en moi, plus vite qu'un poison
Réduisait en néant mes espoirs, mes illusions

Etre allongé sur ce lit, et ne plus avoir de rêves
Seulement l'envie de vivre ma dernière trêve
Où même mon âme qui ne si plaisait plus
En voulant quitter ce corps perdu

Vivre la dépression sévère, c'est être éphémère
En oubliant même que je suis un père
Enfermé dans cette camisole chimique
En la prenant comme une rafale d'automatique

En marchant là, le long de ce couloir, évitant tout ces regards
Comme un pantin plongé dans l'abstrait, l'œil hagard
En voulant enfin franchir cette porte, fermée à clef
Cela serait là l'autre côté, cette lueur de sérénité

C'était aussi ressentir la tristesse de mes larmes
Quand mon désespoir joua de sa lame
La couleur de mon sang inonda mon torse
Il me restera cette scarification, prés de ma gorge

Puis vient ce jour de l'acte ultime, mon suicide
Où je déposai mes doutes, dans mon corps acide
Ce fût l'explosion des mélanges
Je dansais enfin au cœur des anges
 
Mais la tentative échoua, on me ramena
Et une larme sur ma joue me caressa
Ou est-ce l'échec qui m'apitoie
Par la douceur d'une larme de soie

La dépression, c'est aussi vivre l'abandon
De ces personnes, qui ne veulent se poser aucune question
Elles disparaissent de votre vie, en se disant je n'ai pas tort
Pour se convaincre en évitant de vivre l'envers du décor

Mais, ils y à de ces personnes qui restent, elles me soutiennent
Elles sacrifient de leurs temps, elles me comprennent
Dans ce slam, elles se reconnaîtront, ce sont mes amis
Et grâce à eux, je regarde "plus belle la vie" et de nouveau je ris

Enfin le début d'une alternative, un équilibre
Pour retrouver pas à pas, l'envie de revivre
Et cette rencontre, elle, qui un jour gifla mon esprit
Qui m'appris à mettre de la poésie dans mes écrits

Et là commença le début d'une autre vie, ma thérapie
Un nouveau chapitre, et même en ayant vécu chaque jour le noir
Pour ma fille, mes amis, j'ai toujours gardé l'espoir
Et je peux, maintenant, mettre une fin à cette malheureuse histoire

Vous savez, si un jour vous traversez un ciel remplis de nuages
Gardez espoir, car il y aura toujours une personne qui vous aidera
A comprendre pourquoi la pluie tombe et vous chasserez, cet orage

Scène slam du 1er décembre 2011 - Furby Knight Fever

Le surfeur de la vie

2 heures sans vent
2 heures que je n’ai pas bougé
J’attends cette petite brise qui me permettra d’avancer
Ai-je encore la technique ?
Ai–je perdu … Des vagues … Ce feeling ?
Et le tube de mes rêves qui n’arrive pas

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour le tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Ne traîne pas … Moi impatient
Tellement longtemps que j’attends la vague de ma vie
Technicien appliqué … je suis
Trop vieux … Sur ma planche … Je deviens
Sans vent … Je mourrais … Sans une dernière fois … Encore surfer

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour ce tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Donne-moi donc une dernière chance
Moi je suis prêt
Ca fait longtemps que j’attends ce moment
Vent … Lève-toi donc
Je relève le défi
Moi je suis prêt
A surfer … Sur sa tête … Ce géant

Je sens le vent … Qui commence à souffler
Je sens la mer … Qui commence à bouger
Je sens la terre … De l’intérieur … Qui va évoluer
La société doit … Maintenant … Vraiment se transformer

Sur la mer … Guettant
Les vibrations de ces géants … Qui tardant
Ma position … Révisant
Pour le tube parfait … Prendre de la meilleure façon

Vent … Lève-toi donc
Donne-moi donc cette dernière chance
Moi je serai prêt
Ca fait trop longtemps que j’attends ce moment
Vent … Lève-toi donc
Je relèverai le défi
Moi je serai prêt
Pour surpasser ce géant

Scène slam du 17 novembre 2011 - Dolido (2)

Terrorisme

Conseil international de sécurité Conseille d’omnipotentes personnalités
Entités fédérées autour d’une valeur inégalée le blé
Pour d’omnipotents financiers assoiffés de visualiser l’insécurité provoquée
À notre humanité fauchée par ces dieux affamés
Caché sous d’apparentes égalités, fraternité et liberté
Les liquidités transvasées sont protégées par des boucliers
Nous, notre humanité liée, bombe enclenchée
Otage à jamais de ces illusions empoisonnées
A la télé, des notes AAA ont remplacé les vieux yéyé
Les agences de notations préférées défient ces 7 milliards de bébés
Séisme de vie, des nouveaux nés déjà décédés à peine nés
Et nous sommes pieds et poings liés assurés par des crédits bien ficelés,
Mis sur les rails de la rentabilité exacerbée par les dividendes non engrangés.
Ce soir, par nos slams nous faisons un pied de nez à la meilleure façon de penser
Rien ne nous empêche de rimer, de démaquiller notre superficialité
D’ébaucher par nos mots, ce qui vibre en nous, cette subtile personnalité
Non impactée dans ces cotations révérées par des dieux insatisfaits
Rimons, slamons, riions, écoutons, partageons, aimons
Bravons ces dieux mortifères par des bravos à tous nos rimeurs bien ou mal côtés et que tous les poètes continuent à dégrafer le corset bien lacé de notre imagination.
Vive le slam ! Vive les poètes !

Scène slam du 17 novembre 2011 - Dolido

Putain

Je lève la main, sans faire le tapin
Pour que demain on arrête de dire putain
Dans chaque phrase sans que la putain ne gagne rien
Vous les filles, dites mac, au lieu de putain
Oh mac, quel beau mec, un beau machin
Plutôt qu’oh putain, il a un beau machin,
Le dico, foisonne de mots, putain est féminin, choisissons le masculin
Le gigolo, quel connard, ça c’est bien
Plutôt que putain, quel connard, le connard, c’est le mac, pas la putain
La michetonneuse de Polnareff aimait son coup de rein
Le gigolo de Belmondo ne rechignait pas à donner le sien
Si Brel chantait à Jef de ne pas se laisser aller à rien
Parce qu'une trois quarts putain lui avait claqué dans les mains
La fille de joie se balade dans vos phrases, mais où donc est la putain
C’est vrai qu’utiliser le mot péripatéticien met un frein
À l’élan mordant au banal d’une exclamation et pour rien
Une phrase prend-elle son pied avec une putain
Et facilite-t-elle sa compréhension grâce à mot signifiant catin
Une belle de jour hèle le chaland dévoilant son sein
Celui se dit putain, quelle belle paire de seins
Et comme un refrain, pas besoin de vous faire un dessin
Mais s’exclamer : putain, j’ai cru qu’il parlait des miens !
Je préfère le plus percutant : Connard, il ne parlait pas des miens
Si manger 5 fruits et légumes par jour, c’est sain
Si faire le tapin, c’est le turbin des filles qui veulent faire du bien
Dans nos phrases, cela ne sert à rien, alors cessons ce refrain !
Je lève la main, sans faire le tapin
Pour que demain on arrête de dire putain
Dans chaque phrase sans que la putain ne gagne rien

samedi 21 mai 2011

Scène slam "Un pas de trop" - 8 mai 2011 - Alexis

Je ne danse pas

Alors on dans a dit Stromae
Très peu pour moi
En boite, je me sens trop mal
Je sais, ce n'est pas normal, j'ai du sang noir
Je devrai bruler les pistes d'après le scénar
Mais il n'en est rien
Donc laissez-moi, je ne dans pas, non
Ce soir, je reste transparent
Autour de moi, c'est la folie, vraiment navrant
Des filles se déhanchent sans gêne
Sur de la musique les traitant de chiennes
Elles se lâchent, non, elles se remettent des chaines
Les mecs ont l'engin qui s’allonge
Ces petits salauds donneraient tout
Pour un solo avec elles tranquille à l'ombre
Et moi, je suis la, assis au bar
J'aimerai boire, histoire de chasser cette tête de taulard
Que la fête intolère
Mais 6 euros le verre, bordel, faut le faire
Je dois déjà remettre mon compte au vert
Donc, je reste sobre, n'absorbe que du soft
Dur, dur de tenir dans ses conditions
De plus, le DJ ne me fait pas de cadeaux
Ne passe que du Akon, Pussycat Dolls, Nelly Furtado
J’irai bien lui gueuler « mec, arrête ta daube »
Mais visiblement, je suis le seul ici
A ne pas avoir les oreilles crados
La j’en ai plus que marre, alors, je me remémore
Mes soirées passées au parc Léoplod
Avec mes potes de l’époque
Sur la passerelle entre les grands mômes et les petits hommes
On se refaisait le monde
Avec quelques Gordon aux vertus hors norme
« C’était le bon vieux temps mais on vit dans le présent »
Me dit une voix d’un ton oppressant
« Tu peux canner après sa donc apprécies
Chaque jour comme s’il était le dernier »
Putain, même ma conscience m’incite à bouger dans ce merdier
Mais rien à faire, je ne danserai pas, c’est cérébral
Et si demain, je trépasse
Au moins, la faucheuse m’apprendra les pas

jeudi 19 mai 2011

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Slamour

Ouais mais

Oui mais faudrait peut-être lui dire non ? Parce que c’est marrant 3 secondes, mais bon…
Sérieux, regarde un peu la scène, regarde un peu, ce n’est même pas beau, ce n’est pas bon...
Mais regarde çà, t’as vu on voit tout, je ne rêve pas ? Sérieux tu pourrais lui dire !
Allez, fait pas l’con, si ce n’est pas toi, çà sera moi, mais ça ne peut plus durer comme ça !
Bon allez j’me lance, fini d’être timide, allez j’vais lui dire, c’est un service que j’lui rends là.
« Dis petite, sauf ton respect, mais c’est… ton cul que tu es en train d’exposer.
Il y a plus de chair que de tissus, c’est donc ton cul qu’on voit sous ton… »
Ah c’est une jupe çà ? bah elle est courte hein ? j’pensais que t’avais oublié le bas !
Et ton père, il n’dit rien ? il t’laisse sortir dans la rue vêtue comme une … putain !!!
Vu tes dents d’lait, et ta façon d’être vêtue comme une voiture volée, c’est tes 13 ans que tu fêtes là ?
Puis ta copine, elle va chez l’même tailleur lubrique ?
Parce que c’est bien un short oui mais… élastique !
Oui mais, en soutien à ta maman, c’est bien de vouloir faire une lessive,
Mais ton programme comme ta tenue, est partie grave en dérive.
J’espère au moins que t’utilises une poudre spéciale couleur, parce que … c’est spécial hein !
Ah çà une jupe jaune, un haut kaki, et les hauts talons roses flashy, t’aime les nuances toi !
Un moment, j’ai cru voir Fleur, un soir de Carnaval. Puis j’ai dit c’est bien trop terne puis trop banal !
Mais n’empêche qu’en dépit du peu de longueur, tu ne lésines pas sur les couleurs !
Et ton décolleté, c’est joli,… mais reviens dans 3 ou 4 ans, quand il sera remplit !
Sérieux, c’est bien d’exposer tes tétons, mais tes seins sont tellement plats
Qu’on dirait deux bourdons posé sur une tartine de Nutella !
Ah je n’ai jamais dit que mon slam serait délicat. Oui mais… de rire, j’entends déjà les éclats !
Ce ne sont pas mes mots qui font sourire, mais à 13 ans, tu tentes de faire frémir ?
C’est indécent, c’est tellement indécent qu’à ton niveau c’est un des milles !
Après on va encore accabler les curés, mais si tu tentes le diable,
Va pas pleurer, si la tournante tourne en tornade.
Tu les aguiches, tu les allumes, tu les attires,
Ils se disent chiche, ils se paluchent puis ils te tirent.
Allez petite, tu n’as que 13 ans, pleine d’insouciance et de rêves,
Ne gâche pas ta jeunesse à vouloir grandir trop vite
A vouloir, montrer ton cul, ils vont bien finir par sortir leur b..iiip
Petite sœur, jeune jouvencelle, respecte toi
Petite conne, sombre belle, rhabille-toi !
Ah la jeunesse, en pleine croissance, adolescence, regarde toi
Les étapes, sont chaque jour, vers la vie d’adulte, un autre pas.
Pourquoi bruler des mèches, en exposant ta peau de pêche ?
Prend ton temps, un jour tu comprendras !
Prend ton temps, si un jour tu ne veux pas dire :
« Si j’avais su, ce pas de trop, je le regrette va ! »

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Miss Modesty

Au clair de mes rêves

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Sur mon chapeau, il y en a peut-être une
Mais je vous rassure, ça fait du bien.

Mes nuits s’allument de papillons
Des lucioles je suis le chemin…
Subtile poison l’imagination
Mes élans n’ont pas de frein…
Lave rugissante d’émotions…
Mon esprit est en fusion !
Mes insomnies se peuplent de génies
Ma folie se nomme : poésie !
Je délie mes délires
Déploie mes sourires
Sors de ma cage
Vole, virevolte sur un nuage
Glisse, roule, croule, fonce
Chaque porte fermée je défonce
Exagère, exaspère
Transgresse, progresse
D’un train d’enfer
Vitesse express…

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Aucune vague d’amertume
La tristesse aussi me va bien
Comme tout le monde, j’ai mes bobos,
Aucune larme n’est banale,
L’exprimer avec des mots,
Je vous assure, ça fait moins mal


Je pédale à côté de mon vélo
Certains pensent que j’en fais trop
Je rigole et puis m’envole
Toutes mes parois gondolent…
Je navigue entre deux eaux
Me laisse glacer les os
Reçois, vis les coups du destin
Comme un saut à l’élastique,
Un cric, un déclic
Un levier pour demain !
Je vois de l’herbe sur le bitume,
De la dentelle sur le béton
Des trapézistes sur une enclume,
Un ballon rouge qui ne tourne pas rond
J’attends tout et le meilleur
Et même tout, ça m’fait pas peur !
Je plonge dans le vent qui siffle
Et puis tant pis, si je prends une gifle

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos


Je suis née avec une plume
Et pas seulement dans la main !
Ma folie, oui, je l’assume,
Raisonnable, pas pour demain !
Je n’ai pas toutes mes frites dans le même paquet
Mais je vous rassure, tout est parfait !

Je me berce d’illusions
Crois qu’en chacun, il y a du bon
Je suis un grain de fantaisie
Un lutin ou un ovni
Mon gazoil c’est mes passions
Mon moteur, mes déraisons
J’ai des araignées au plafond
Et beaucoup de monde à la maison
Je ne suis pas toute seule dans ma tête
Ca bouge vachement, ca fait la fête…
J’ai de la dynamite qui pétille
Oui, je sais, je suis une drôle de fille !
N’appelez pas les urgences
Je suis en douce somnolence
Vous n’imaginez pas comme c’est bon
De faire sauter un peu les plombs…
Décoller de l’ordinaire
Partir à la dérive
Jeter des bouteilles à la mer
Et chanter quoi qu’il arrive…

Au clair de mes rêves, mon ami dodo
Prête-moi ta lune pour un doux repos

Scène slam "Un pas de trop" 8 mai 2011- Firby

Malédiction

Tapie … Bien au fond … Dans ton corps
Attendant patiemment mon heure
Méthodiquement … Scientifiquement
Je crées mon venin
Quand mon heure viendra enfin
J’apparaîtrai
Finie les joies .. Les Fêtes .. La gaieté
Bonjour … La tristesse … Le DESARROI

Malédiction
Inscrite dans tes gênes
Profites en bien
Dans ta vie … Bientôt … Je me présenterai

Tu pensais ta vie … Bien clean … Bien rangée
Sans le moindre problème
N’oublies pas que je suis là
Attendant le bon moment
Tu ne le sais pas encore …
Mais … je construits ton futur
Mettant mes petites pierres …
Qui te feront … TOMBER

Malédiction
Gravée dans ton cœur
L’heure est maintenant venue
Toc … Toc … Laisse moi donc entrer

JE GROSSIS
JE GRANDIS

Tu ne m’échapperas pas
Longtemps … Je me suis vraiment bien préparée
Maintenant … Ta santé m’appartient

Malédiction
Marquée … Indélébile
Tu es à moi
Pour toi … Quelques PETITS tracas

JE DETRUIS

samedi 12 mars 2011

Scène slam 24/02 - Alain de l'Ombre

Les burnes du curé (sur l'air "La bonne du curé" d'Annie Cordy)

Ces gamins ouin ouin ouin, quel festin ouin ouin ouin
C’est très facile d’être pédophile
Quand on est un mec comme moué
J’ai du pouvoir, de l’or en barre
C’est dieu qui me l’a donné
C’est sous la bure que ça carbure
Qui viendra me soulager
La vie est dure quand on aime forniquer

Et quand le diable, impitoyable, me tire par la queue
Ca me titille, ça m’émoustille et ça me rend nerveux
J’fais qu’des bêtises au sein de l’église
J’peux point m’en empêcher
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin, quel festin ouin ouin ouin
Moi à confesse, j’aime ceux qu’on fesse
Et qui se laissent tripoter
Une main qui glisse sur leur peau lisse
Et ils se mettent à trembler
Rien n’me désarme, même pas leurs larmes
Faut surtout rien ébruiter
Car c’est ensemble qu’on lav’ra vos péchés

Et quand le diable, insupportable, me tire par la queue
J’suis pas un ange, ça me démange et ça me met le feu
Pulsions divines, ça me fascine
Toute cette impunité
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin quel festin ouin ouin ouin
Quand la justice soudain s’immisce
Et vient perquisitionner
J’comprends plus rien j’aime mon prochain
Qu’a-t-on à me reprocher
Toutes ces plaintes pour quelques étreintes
Ne doivent pas me tracasser
Avec mes potes, on se sent protégés


Mais quand le diable qu’est pas fiable m’fait passer aux aveux
C’qui m’turlupine et me chagrine c’est qu’on m’traite de vicieux
Il était question d’une prescription
Mais je crois qu’ c’est râpé
Que dieu pardonne aux burnes du curé

Ces gamins ouin ouin ouin quels…destins ouin… ouin….ouin…

jeudi 3 mars 2011

Scène slam 24/02 - Vagablonde

Ô Capitaine

Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Une femme à la mer
Ayant perdu le nord
Et qui s’échouera … célib’ à terre

Pour oublier ce jeune marin
Qui promit une histoire magnifique
Pour oublier ce gros crétin
Avec qui ce fut … Titanic

Ce jeune marin
Que j’ai aimé
Jusqu’à plus soif
Puis j’ai perdu pied
Et bu la tasse

Oui ! oui car à Vin-cent
Ou mille lieues sous les mers
Ya toujours un espoir
Une vaine lumière

Accrochée à mon radeau
Car médusée de mon état

J’me suis rel’vée
Le cœur bancal
J’ai bien ramé
M’suis fait la malle

Vers la route du Rhum
Pour un tour du monde en solitaire
Sans assistance, sans personne
Sans carte ni repères

Destination inconnue
Où craintes et peurs j’inhibe
Allez, barre à tribord toute Captain !
On trouvr’a peut être les Caraïbes

Un Jack Sparrow sur son BlackPearl
J’kiffe les pirates et les voleurs

Des gens d’passage, d’un bref instant
Qui prennent mon vogue à l’âme
Ma vague à l’homme
Et y surfent un moment...

Me r’mettent sur pied
Pour lever l’ancre
Face aux dangers
Sans nœud au ventre

Ô capitaine, mon capitaine
J’ai vu par-dessus bord
Le jeune marin
Pris de remords

Soit disant perdu
Dans les bras de naïades
Des pauvres folles
Séduites par tes jolies tirades

Toi ! le vieux loup de mer
Que j’accable de tous mes maux
Toi ! le fantôme dévastateur
Jugé coupable, c’est pas trop tôt

Mais j’me rassure
Car quand les sirènes, ton heure, sonneront
Elles te mèneront tout droit, direct, vers le fond

Et moi, la sombre épave
Où il reste encore en cale
2 – 3 trésors cachés
Des sentiments bien pâles
Enfouis ... mais pas sous clés

Alors j’ai tourné la page
Sur des flots tranquilles
Je pars à l’abordage
Je charme et je pille !

Ô capitaine, mon capitaine
Le jour se lève
L’horizon clair
Le jeune marin
Est loin derrière

Parc’que messieurs
On n’oublie pas
Quand ça chavire

Parc’que mesdames
On n’amarre pas
Un bateau ivre.

lundi 28 février 2011

Scène slam du 24/02 - Léo NIDAS aka Revolutionhair et Herman NEKENPIS aka Alain de l’ombre

La MERCKXitude des choses

L : la Belgique va mal Herman. Je VAN DORMAEL la nuit et j’attrape des aigreurs d’eSTROMAE ; MAGRITTE intestinale doit venir de là.

A : ce ne serait pas plutôt à cause de la côtelette ALBERT II d’hier midi ou de la PAOLA aux fruits de mer d’hier soir ?

L : non, crois-moi, la Belgique marche sur la tête ; même De Wever est flaMAINGAIN.

A : DUCARME, Léo, DUCARME ! De Wever est un cas HAPPART mais le ICKX, c’est qu’il est incontournable. Faut-il pour autant CDH la panique ?

L : bien sûr ce mec est un vrai FLAHAUT. Avec lui, c’est toujours ja maar nee.

A : je traduis : SI ME NON.

L : et il aime semer la VANCAUfusion avec des propos pas PICQUE DEHAENEtons. Moi, j’irais bien le noyer dans la cascade DE CROO.

A : il est déterminé Léo. D’ailleurs, il est vite sorti DURANT pour prendre les MAGNETTE de la NVA. D’habiles SPIROUettes et beaucoup de TINTINtamarre lui ont permis d’HADDOCKtriner les militants pour asseoir son HERGEmonie.

L : mais maintenant qu’il nous lâche avec la cabale dont fut victime son parti.

A : DONFUT, une victime ! Faut pas pousser !

L : De Wever c’est le talon d’ACHILLE. Avec lui, ça passe ou SAKKAS. Tu sais Herman, je m’fais du MOUREAUX. On avait de l’eau jusqu’à miNOLLET mais là, on va toucher le FONCK. MERCKX quoi, il faut sortir DUTROUX !

A : ah non, pas lui quand même. Et tu proposes quoi? Elargir BXL et créer un ARNO man’s land entre la Flandre et la Wallonie ? Ou être rattaché à la France peut-être ?

L : et pourquoi pas. SCIFO, c’est d’la CORDYnation. Si on fait ANNIE-ANNIE avec eux, nos amis d’outre-QUEVRIN nous feront une PLACE ROYALE. Enfin, JAVAUX c’que JAVAUX.

A : Sauf que la notion de fraternité en France, ça me fait penser à Caïn et à BREL.

L : ah oui, les fils d’ADAMO et Eve.

A : Soit…tu sais , des gens se mobilisent ; Kim Clijsters va poser dans un hebdo wallon pour protester. On va la voir nue sur un lit.

L : c’HENINpossibe !

A : ben, moi je l’imagine bien SANDRA…KIM.

L : au fond, tu n’crois pas que tous nos élus sont DEMOTTivés ?

A : mais non, certains travaillent DARRAS pied. Elio par exemple a annulé ses prochaines vacances à Saint-BART et Michel Daerden a décidé de boulotter à plein temps plutôt que tout le temps plein.

L : et puis, cette incurable inertie des belges face aux problèmes : pas de gouvernement, le scandale des banques, les trous dans nos routes et personne ne bouge, de vrais moutons.

A : oui, alors que réparer ces PANNES URGENT.

L : prenons la SNCB. Y a pas de tunes pour la sécurité mais on construit une gare pharaonique à Liège avec au moins MILQUET. Ou encore les affaires de pédophilie dans l’église alors que Monseigneur LEONAR-gue la justice.

A : à ce propos, y en a un qui nous la met bien profond à tous et depuis bien longtemps.

L : ah oui, je le connais ?

A : Ben oui, l’abbé HV.

L : bref, s’ils persistent, nos politiciens vont creuser NOTHOMB.

A : Ouais, et même lire notre AMELIE.

L : Y faudrait des révolutionnaires comme en mai 68.

A : peut-être mais ça ne plairait pas car souvent ceux qui LUTTENT GENENT.

L : dur dur ce texte, il en vaut bien dix .

A : j’suis d’accord et si on disait que pour DIX RUPOème dits, DE WEVER offerts.

Scène slam 24/02 - Firby Knight Fever

La montre

Parlons maintenant d’une chose importante
Un point de notre scène slam … En parler … Très délicat
Monsieur Eiffel et sa montre diabolique
Dans notre monde artistique idyllique
Il existe bien … Et de manière éternelle

Tel un certain lapin dans un conte nommé « Alice au pays des merveilles »
Toujours en train de courir
Pour récupérer un rendez vous … D’avance … Déjà raté
Le nôtre … Les yeux … Sur sa montre …
Pendant la lecture de vos textes chéris…
Fixés
N’attend qu’une chose immonde …
Que 3’10 … Vous dépassiez
Voici donc la tragédie

Sa chanson est connue :
« 3’10 … 3’10 … Tu dépasses pas 3’10 … Dans le cas contraire … Bonjour … Bonsoir … Je te retirai des points »

Malheur à celui qui les aura franchis
Car tapie dans l’ombre de la scène de slam ici créée
Une machine à « Casser » les textes » redoutable …
Et impitoyable
Une panthère éfilée
(Enfin … Ici … on peut parler de figure imagée)
Attend le moment fatidique
Ou le slammeur dépassera le temps imparti
Pour se jeter sur lui …
Lui mordre la jugulaire
Pour le paralyser
Pour une déduction de points complémentaire
Et ainsi le dégouter de ses longues heures de réflexions passées
Pour ce texte … Ce soir … Devant vous … Concrétiser
Personne n’avait jamais … A ma connaissance … Abordé ce point
Je suppose … De peur … de subir son tourment
Oui … Vous … Monsieur Eiffel…
Comme le dit si bien Fleur … Le « Méchant »

Ce soir … Moi … Je m’y suis attelé
Et par ce texte, je prends la fonction …
Pour ces malheureux … Je deviens leur avocat
J’arrête ce texte ainsi …
D’effroi … Pour ses … Possibles … Représailles
D’être sa prochaine victime
Je le répète … Après 3’10 … Il faut que je m’en aille
Merci

jeudi 17 mai 2007

En attendant les textes des amis

En attendant les textes des amis, en voici un que j'ai lu mardi passé à la scène slam de la Maison Folie.
Lorsque j'ai écrit ce texte j'étais sous le choc des déclarations d'un homme politique hexagonal en marche vers le pouvoir. "Il faut en finir avec mai 68..." Je ne vais pas approfondir le sujet maintenant, place aux mots...

Petite chronique d’un jour ordinaire

Où le CAC 40 et autres indices boursiers
Ont caqueté leurs résultats
Et où la poule aux œufs d’or a pondu dans quelques poches privilégiées
Dans certains milieux, on se réjouira
D’être initié

Un jour ordinaire où

Des millions d’enfants chinois
Ont travaillé très dur, plus de 12 heures, salaire de misère
Pour remplir de gadgets éphémères
Les armoires de quelques quinquagénaires
Dans certains milieux, on vous dira
Qu’ils oeuvrent à sauvegarder votre pouvoir d’achat.

Un jour ordinaire où

Il a suffi d’allumer la télé pour constater que la fiction
A encore un peu plus remplacé la réalité
Tandis que la fausse réalité
A depuis longtemps remplacé la vraie fiction
Dans certains milieux, on ne pense plus
Il est temps de regarder « les experts » ou alors Michael s’évader de sa prison

Un jour ordinaire où

Il suffit, mais pour combien de temps encore, d’ouvrir le journal
Pour apprendre que quelque part
Des malabars
Ont basculé dans la brutalité
Dans certains milieux, on pensera
Qu’un peu d’ordre ne fera pas de mal
(Un poème dit : 1 moins de prison)
(Deux poèmes dits : 3 mois de prison)
(Trois poèmes dits : exécution…)

Un jour peut-être pas si ordinaire que ça

Car ce soir-là un poète montois
Au nom d’ecclésiaste
A ravi les iconoclastes
En crossant un papabilable
Au mépris palpable

Et tous ceux qui se sont succédé
Nous ont démontré
Que l’initiation peut être poétique
Le pouvoir, celui des mots, pacifique
Que penser rime, le plus souvent, avec liberté
Et que l’ordre, en poésie, peut être renversé

Alors chers amis, il est grand temps de prendre la parole
Déchirez baillons et camisoles
Levez-vous et devenez vous aussi
Pourfendeurs plénipotentiaires de tyrannies en tout genre

Levez-vous et rejoignez

Les ingénieurs en poétique
Les carillonneurs de strophes
Les affûteurs de phrases
Les distillateurs de rimes
Les semeurs de mots

Parfois…
Cabotins…
Toujours un peu rêveurs
Enfin, devenez slameurs
Quoi…

Gérard Adam
(15/05/07)