lundi 6 décembre 2010
Scène slam du 18/11 - Serial Rimeur
Me concernant, savez vous la dernière nouvelle
J’suis allé à une émission d’télé-poubelle
La plus grande émission de chant à travers le monde
Et rien que de prononcer le titre j’en ai honte
Ca commence par un X, ça finit par un R
Et en principe, ça promet une longue carrière
Plein d‘autographes, des centaines de fans hystériques
Un contrat dans une des plus grandes maisons de disques
Alors tu te tapes minimum cinq heures de file
Tout ça pour qu’on t’dise qu’tu n’réponds pas au profil
Qu’tu te tiens comme un cornichon ou bien qu’t’es trop fade
Qu’on ne te verrait pas chanter devant un stade
Et oui c’qu’ils recherchent c’est la relève de Johnny
Qui sache gueuler sans que ça soit une cacophonie
Un Justin Bieber ou une Susanne Boyle en homme
Ayant la palette vocale de Michael Jackson
Déjà pour qu’on diffuse ta tête à la télé
Faut cartonner à fond ou être dans l’bêtisier
Moi j’ai juste stressé à mort, je m’suis fait remarquer
Je sens qu’le X c’est sur ma gueule qu’on va l’coller
On m’a juste dit Monsieur vous êtes tétanisé
Faut dire que le stress était généralisé
Niveau chorégraphie aussi c’n’était pas triste
J’étais à la ramasse, il faut être réaliste
Alors le pompon de tout ça reste l’interview
Je n’maitrisais rien et mes souvenirs restent flous
Quand je pense que ça va passer dans la bande-annonce
J’ai bien peur qu’une fois de plus tout ce cirque m’enfonce
J’vais peut-être avoir droit à un petit avant après
Ou un petit montage basé sur de l’à peu près
Espérons qu’ils ne déformeront pas ma voix
Enfin maintenant j’ai plus qu’à m’cacher j’ai plus le choix
En tout cas à défaut d’avoir une voix en or
Ou comme ils disent d’avoir en moi le X factor
D’être une grande gueule, d’être une bête de scène qui s’ignore
J’ai une envie de faire des rimes qui me dévore
Scène slam du 21/10 - Serial Rimeur
Je prends mon envol vers d’autres destinées
Tous ces jours pénibles sont enfin terminés
Je me sens libre et plus que déterminé
Je vois un nouvel avenir se dessiner
Je prends mon envol pour sortir de l’obscur
Oublier tous les problèmes, tous les coups durs
Franchir les barrages, survoler tous ces murs
Peu importe l’obstacle car j’ai une armure
Je prends mon envol sans avoir rien fumé
Même pas consommé d’aliments périmé
Pourtant j’me sens plus motivé que jamais
Je prends d’l’altitude pour atteindre le sommet
Je prends mon envol sur un air de musique
Reggae, punk, grunge, folk, hip-hop ou gothique
Mélancolique, nostalgique, parfois classique
Chaque style apporte une pierre à l’édifice
Je prends mon envol en repoussant mes limites
J’crée des chansons même si j’n’en ferai pas des hits
Le tout c’est d’ trouver une mélodie, un beat
Mais t’en a toujours qui t’diront qu’c’est du shit
Je prends mon envol quand je m’retrouve sur scène
Je vous le conseille vivement, ça en vaut la peine
Le tout c’est de s’lâcher, n’pas ressentir de gêne
Partager son vécu à travers un thème
Je prends mon envol tout comme un superman
Que je n’serai jamais aux yeux de ces dames
Ressembler à Georges Clooney c’n’est pas ma came
Mais bon peut-être qu’un jour j’aurai quand-même des fans
Je prends mon envol même si j’en perds des plumes
J’affronterai chaque jour même s’ils sont faits de brume
J’ garderai mes pieds sur terre, ma tête dans la lune
Et à jamais en moi ce volcan qui fume
Je prends mon envol dans ce ciel étoilé
Les yeux pleins d’étoiles et le cœur emballé
A fleur de peau et prêt à me dévoiler
Faire sortir de ce corps c’qui reste isolé
Chacun a sa méthode pour prendre son envol
Y’en a qui se décarcassent, d’autres qui ont du bol
Y’en a qui plongent très bas puis qui redécollent
Y’en a qui assuraient et puis qui déconnent
Peu importe ton identité, ton boulot
Que tu sois juste amateur ou bien pro
Que tu sois un héros ou bien un zéro
Le seul mot d’ordre, viser le point le plus haut
dimanche 28 novembre 2010
Scène slam du 18/11 - Alain de l'Ombre
Dimanche dernier, je suis de PLANCTON sur le marché de Mons lorsque j’entends : « crevettes grises belges. »
Des crevettes grises….soit… mais belges ?
Un contrôle d’identité s’impose. Et là, surprise : les papiers d’emballage sont en règle.
Mais moi, je n’ suis pas né de la dernière PLIE. On n’ me la fait pas.
Ah, on veut jouer au plus MARLIN ! Allez les crevettes, en barquette !
La première que je cuisine n’a plus une antenne de SEICHE et s’EPONGE sans cesse la carapace en me racontant une histoire difficile à décortiquer. Sans queue ni tête…. :
« L’autre jour, Monsieur l’agent, je me retrouve nez à nez avec un TALIBAN de BARBUES; ANCHOIS, je ne suis pas une POULPE mouillée mais face à un tel danger, une crevette MAQUEREAUcrospique comme moi ne pèse PALOURDE.
GARDON notre sang-froid et SAUMON les meubles, me dis-je alors.
Comme le LIEU m’est familier, je me CACHALOT RAIE d’un massif d’algues m’imaginant invisible comme une ANGUILLE dans une botte de foin.
Je suis à peine REQUINquée que l’une d’elles, au regard d’EGLE…FIN, me repère. Elle m’HARENGue, le THON monte, elle pète un CRABE et avant qu’elle me RASCASSE la gueule, je mets l’TURBOT et j’me BAR.
Aujourd’hui, je me sens SOLE au monde et si vous me renvoyez chez moi
manu milOTARIE, je me ferai desSANDRE. Je ne demande pas le MEROU juste le droit à la dignité et d’avoir un petit BULOT dans une tomate ou une croquette. »
C’en est trop, j’explose : « HOMARD de ces discours à la CONGRE !
J’vais quand même pas baisser mon PHOQUE devant ton soi-disant désespoir.
Tu entres clandestinement dans nos eaux territoriales et tu crois qu’atterrir dans des filets belges suffit pour qu’on t’octroie la nationalité ?
Tu m’prends pour MERLAN l’enchanteur ?
Ecoute, je suis un mec aDORADE mais là, je me demande quelle MOULE te pique. Tu pousses le BOUCHOT un peu loin !
MERLUsconi, ce GAMBASsadeur du bon goût a raison quand il claironne :
« Laissons les VONGOLES à Venise. La nationalité n’est pas une LOTTErie ou un ESPADON du ciel, ça se mérite ! »
« Tu crois que l’Allemagne a régularisé massivement tous les bergers recensés sur son territoire sans enquêtes préalables ? Non ! D’ailleurs, certains de ces bergers se sont réfugiés à Malines ou dans les Pyrénées et ne se portent pas plus mal.
Je vais jouer CARPE sur table avec toi ; dés demain, avec tes CALMARades, direction le centre fermé 127 BISQUE de Steenokkerzeel en attendant ton rapatriement par CHARMER, sans autre forme de BROCHET.
Ben quoi ? SCAMPI pour elle ! De toute façon, j’HIPPOCAMPE sur mes positions : il est plus que temps d’avoir un débat sur l’identité nationale.
Et vous aussi, posez-vous la seule question HADDOCK : en 2010, c’est quoi être une crevette belge ? »
jeudi 25 novembre 2010
Scène Slam 18/11 - Michelle
Envie de me sentir en vie
Me lancer sans filets
Loin d’être pro, j’ai…
Plein de projets
J’explose le formatage
Dépasse les formes de l’âge
Résiste au surmenage
Fuir le fiasco
Zapper les infos
Me dire que ça va.
Prescrire la fiesta,
Presqu’écrire sans larmes
Des mots ancrés en l’âme.
Verser l’encre de chine
Oublier le timing
Espace intemporel
Prendre un temps pour elle.
Rejet du banal
Mort au moral
Source de panique
Tes choix t’impliquent
L’essentiel et le vrai
Voilà le secret !
Griffonner, effacer, tracer
Mes délires parfumés…
Mais sages !
Tant de messages….
J’évite l’impasse,
Refuse ce qui lasse.
Précipice de pressions
Tu n’auras pas raison
Je tourne la page
Décharge mes bagages
Emerge,
Quitte la berge
Choisis mon Compostelle
Emerge, vibre, inonde d’étincelles
Aujourd’hui ou demain
Libre, léger aventurier,
Mon bâton de pèlerin
M’indique le gué…
Au-delà de ta peur,
Ton talent, ta lenteur
Cool, coule…
Le temps s’écoule…
Cherche le meilleur…
Mais ailleurs.
Effet vers les sens
Hors de l’effervescence…
Joue du temps qui passe
Jouis de l’espace
Cette joute de l’existence
Contre l’apparence
Instants volés
A la réalité.
Petits pas hors de l’eau
Pour sortir hors du lot….
Envie…
De me sentir en vie.
mercredi 24 novembre 2010
Scène slam - 18/11 - GG
Permettez que j’emprunte votre oreille
J’aimerais vous parler d’oseille
Dit un financier à un rentier
Qui passait par là.
Ces paroles affriolèrent
L’homme toujours affairé
à flairer la bonne affaire.
Faites donc je vous la prête
Et pas de chichis entre nous
Dit le richard, dites moi tout !
Le financier un vieux de vieille
Qui avait de la bouteille
A ferrer le crédule crésus s’affairât.
Du parquet à la corbeille
Mes conseils éclairés
ne laissent personne de bois.
Une affaire pareille
Je vous l’assure c’est pas demain la veille
Qu’elle repassera.
De l’investisseur vous avez le profil
Et ne vous faites pas de bile
Si les cours dévalent
Une perte éventuelle sera limitée
(A maximum dix fois dix pourcents
de sa mise initiale).
Malgré la demande générale
J’ai pour vous des actions fortiches
Qui, si vous me confiez vos thunes
Feront votre fortune
A ces mots le naïf qui se voyait nabab
Aux sirènes de la corbeille céda…
Et de ces merveilles son panier remplit.
Ce qui devait arriver arriva
La crise sur ses avoirs passa
Et le rupin se sentit bien con
Quand ses Fortis ne valurent plus un rond.
Que faire, se plaindre à la police ?
Autant que dans un violon il pisse !
Aller chez les curés
Il a depuis qu’il est tout petit
Quelques raisons de s’en méfier.
A l’assemblée générale des actionnaires
Il s’est tourné vers les gestionnaires
Qui ont dit : Monsieur, il faut être patient
Avec nous, vous jouiez dans la cour des grands
Et puis tout le monde vous le dira
Le risque Zéro ça n’existe pas…
Ces mots ébranlèrent notre homme
Le risque Zorro n’existe pas, le risque Zorro n’existe pas !
Si le fier cavalier de son enfance
Celui qui surgit hors de la nuit
Et signe son nom de la point de l’épée..
N’est qu’une illusion alors
Gil, Jack, Horacio et même James ou Sherlock
n’existent probablement pas non plus…
pas de risque alors que ces imprudents banquiers
leurs actes doivent un jour payer
Pour se sortir de ce mauvais pas
Le rentier qui a retenu la leçon
Et que plus rien ne retient
Se dit qu’il suffit de fourguer ses fonds pourris
A un plus naïf que lui.
Permettez que… j’emprunte votre oreille
J’aimerais vous parler d’oseille
Dit le rentier à un père de famille qui passait par là
Il faut que mon histoire j’écourte
Sachez que les hommes ont la mémoire courte
Et, mystère et boule de gomme
Cette histoire continue… Ad libitum…
lundi 22 novembre 2010
Scène slam du 18/11 - Mouette des Neiges
Tactique... tic tac...
Ta tactique du matin, tes tic tac vers ton train taraudent ton trajet vers ton turbin. Toutes tes tentatives pour t’en sortir sont comme toutes tes tempêtes. Elles t’empêchent de t’apercevoir que ta destinée et ta route sont toutes tracées ; que ton travail t’apporte plus que ce que tu t’imagines.
Et si tu t’attirais cette chance comme un trésor ?
Tente de casser ce rythme qui t’étiole,
Teste pour ta vie une autre farandole,
Trouves toi une étincelle telle une luciole.
Ce que tu crois tentacule peut se transformer en tente d’aventures. Tant et tant d’autres s’évertueraient de te prendre tout ce temps que tu t’échines à éviter. Laisse tomber le tempo typique des gens qui se précipitent et se laissent persécuter, talonner et tourmenter par leur quotidien et … respire … à pleins poumons … et laisse la quiétude revenir …
Tire un trait sur ta vision domotique de la vie.
Donne une place à l’artistique.
Laisse s’envoler tes idées chimériques.
Chante tes sommeils oniriques.
Et ose le pas vers le magique
Sois subtilement anarchique, pas mécanique
Sois farouchement bucolique, pas encyclopédique
Sois totalement véridique, et surtout pas nostalgique
Deviens chorégraphique
Deviens musique
Deviens mosaïque
Deviens poétique
Tu transformeras alors tout en magnifique viatique …
Tu inventeras mille facettes à ton esprit qui formeront tes fossettes vers l’infini…
Moi, j’y ai découvert des textes toys qui me transportent plus haut que mon sixième sens et bien plus loin que tous tes silences ; « over the Rimbaud (rain-bow) », j’ai créé à l’envers du décor mon univers cité ; un endroit qui m’aille, pas trop torsadé, assez bien côté, et composé de « Verlaine (vers-laine) » qui me réchauffent le corps et me retricotent le cœur et l’âme …
Scène slam du 18/11 - MMA
Si tu croyais que j’allais oublier !
Mais pour qui me prends-tu? Mais pour qui te prends-tu?
La vengeance est un plat qui se mange froid. Ne le sais-tu pas?
Ahhhh...tu n’y crois pas!
Attends un peu, tu vas voir! Peut-être changeras-tu d’avis?
La pire des choses est d’attendre, attendre et attendre encore.
Laisser mûrir en silence ce côté obscur qui vous mange un peu de l’intérieur et qui peut vous faire mal. Mais lorsque le moment sera venu, gare au retour en pleine face. Un péché mignon qui vous soulagera enfin.
Celui qui fait mal, qui vous a fait mal, va finalement comprendre l’impact de sa méchanceté. Il se souviendra alors de cette fameuse citation; « On est un jour puni du mal que l’on fait ».
On subit, on se tait mais on n’oublie pas. Le geste blesse, marque quelques fois à vie et la blessure murit, s’installe, pour ensuite se réveiller, mais quel réveil!
Souvent démesuré, exagéré, tellement il a fait souffrir, en vous rongeant petit à petit..
Tout compte fait, ne vaut mieux t-il pas crever l’abcès tout de suite, au risque de répercussions bien plus graves.
C’est ainsi qu’une gentille petite personne peut devenir un réel monstre, PIRE QUE LUI! LUI…
Juste un dernier mot.